13 novembre 2014 - 17:41
Irak/Syrie/Liban : ce que l'Iran a à dire à la France!

Les hauts diplomates iranien et français se sont entretenus des dernières évolutions du Moyen-Orient.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Le directeur général du ministère français des Affaires étrangères pour le Moyen-Orient et le nord de l’Afrique, Jean François Girault a rencontré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian. Au cours de cette rencontre, les deux diplomates se sont échangé leurs points de vue sur les dernières évolutions de l’Irak, la Syrie, le Liban et la lutte internationale et régionale contre le terrorisme et extrémisme. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian a critiqué la mauvaise prise de positions de certains acteurs étrangers à l’égard des événements et les évolutions de la région, et a déclaré : « Il faut une volonté ferme et sérieuse pour lutter contre le terrorisme ? Il ne faut donc pas chercher à réaliser un projet de « changement du régime » en Syrie, sans évaluer les conséquences très négatives qu’il aura sur le Liban et l’ensemble de la région. »

Amir-Abdollahian a ajouté « Les événements du Moyen-Orient se dépendent tous les uns des autres. Malheureusement les pays qui soutiennent la guerre jouent un rôle très négatif qui va à l’encontre du règlement politique de la crise en Syrie. » Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a ajouté que le plan à quatre étapes proposé par l’Iran est bien adapté aux différents aspects de la crise en Syrie et peut mettre fin à cette crise par les moyens politiques. Quant à l’Irak, Amir-Abdollahian a mis l’accent sur l’importance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Irak, en soulignant que la République islamique d’Iran aide Bagdad à renforcer et accélérer son processus de participation politique de tous les groupes, et que Téhéran est optimiste en ce qui concerne l’avenir de l’Irak. « Téhéran soutien avec toutes ses forces le Liban, la Syrie et l’iran, ainsi que tous les pays menacés par le terrorisme. Mais nous nous opposons aux interventions des grandes puissances dans les affaires intérieurs des pays du Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré ensuite que Téhéran et Paris peuvent jouer des rôles très actifs dans la région. Il a souligné que l’Iran est prêt à coopérer avec la France dans ce domaine. Au cours de cette rencontre, le directeur général du ministère français des Affaires étrangères pour le Moyen-Orient et le nord de l’Afrique, Jean François Girault a déclaré que l’Iran est un pays important de la région et que le développement des contacts entre Téhéran et paris pourra contribuer au règlement plous rapide des crises régionales. Il a évoqué ensuite les affinités historiques entre l’Iran et la France, et leurs intérêts au Liban, avant de souligner que Téhéran et paris accordent tous les deux une grande importance à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban. Il a conclu ensuite que l’Iran et la France peuvent coopérer davantage dans ce sens.

Les deux hommes ont confirmé ensuite que le processus politique au Liban pour la désignation du nouveau Président de la république est une affaire intérieure du Liban et que la désignation du nouveau président doit être le fruit d’un consensus parmi les différents groupes politiques libanais. Dans ce cadre les autres pays ne doivent y intervenir que pour faciliter ce processus intérieur. Jean François Girault a fait ensuite du soutien de Paris au gouvernement du nouveau Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi et à son projet pour faciliter la participation de tous les groupes ethniques et religieux à la vie politique en Irak. Il a évoqué aussi la convergence des positions de Paris et de Téhéran à l’égard des événements qui se produisent actuellement en Irak. Ce diplomate français a reconnu que sans l’aide très rapide de l’Iran aux forces armées irakiennes, le pays aurait pu devenir très fragile face aux attaques surprises des terroristes de Daech. Il a estimé que le terrorisme de Daech est un danger non seulement pour les pays de la région mais pour toute la planète, et il plaidé pour une coopération internationale pour combattre ces terroristes.

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