27 décembre 2013 - 17:21

L'étau s'est resserré vendredi autour du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, éclaboussé par un scandale politico-financier sans précédent qui a provoqué une vague de démissions dans son camp et de nouvelles manifestations réprimées par la police.


Des manifestants lancent des roches aux policiers d'Istanbul,... (PHOTO OZAN KOSE, AGENCE FRANCE PRESSE)

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Sur fond de dégringolade de la monnaie et de la bourse turques, les forces de l'ordre sont intervenues dans la soirée à Istanbul et à Ankara pour disperser, à grand renfort de canons à eau et gaz lacrymogènes, des milliers de personnes venues dénoncer la corruption du gouvernement islamoconservateur et exiger la départ de son chef.

«On en a assez des sales affaires d'Erdogan et de son gouvernement. Il faut qu'il parte», a déclaré à l'AFP un manifestant stambouliote, Tolga.

Dans la plus grande ville de Turquie, les échauffourées ont duré plusieurs heures autour de la place Taksim, le coeur emblématique de la vague de manifestations qui avait fait vaciller le pouvoir en juin dernier.

Selon le barreau stambouliote, au moins 31 personnes ont été interpellées lors de ces incidents.

En tournée dans la même ville d'Istanbul, M. Erdogan, inflexible, a continué à se défendre bec et ongles en dénonçant encore une fois, devant des milliers de partisans réunis à l'aéroport international Atatürk puis dans le quartier d'Uskudar, un «complot» ourdi contre lui.

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