Le peuple et les figures politiques de Bahreïn commémorent fièrement le premier anniversaire du mouvement populaire du 14 Février 2011.
Certes, le peuple et les organisations politiques sont tout à fait déterminés à poursuivre la lutte jusqu'à l'obtention de leurs revendications légitimes pour lesquelles ils ont fait d'énormes sacrifices.
Dans ce contexte, nous nous souvenons des martyrs qui ont fait preuve d’extraordinaires sacrifices pour l'amour d'Allah, pour le pays et pour les valeurs nationales; ces martyrs honorables ont fait ces sacrifices pour le bien-être de la nation et du peuple indépendamment de leur religion, leur foi et leurs convictions politiques.
Sans aucun doute, nous nous sentons obligés de promouvoir la cause de ces martyrs. Mais devant leurs sacrifices, le mouvement populaire n’a pas pu confronter l'appareil de répression, d'intimidation et de trahison employés par les autorités bahreïnies. Malheureusement, les forces de sécurité ont eu recours aux pires actes moyenâgeux, agressant par exemple des manifestants pacifiques. Inutile de dire que la dépense de grosses sommes d'argent pour agir sur les relations publiques a échoué à dissiper les crimes commis pendant l’extraordinaire soulèvement populaire.
Ô les combattants pour la liberté de notre peuple …
Nous commémorons le premier anniversaire de notre soulèvement populaire mené par les jeunes de Bahreïs, hommes et femmes, restant fermement pendant un mois sur la place de la. Ces activités ont coïncidé avec l'éclosion du printemps arabe, un phénomène enjambant les différents pays arabes. Les Arabes dans plusieurs pays ont choisi de descendre dans les rues pour réclamer leurs droits démocratiques sans discrimination d'aucune sorte.
À cet égard, une attention toute particulière doit être accordée aux femmes de Bahreïn pour leur détermination à faire face à des mesures répressives du régime. Les femmes ont vaillamment tenu à la cause, en offrant des martyrs et en se montrant prêtes mêmes à être emprisonnées. A l'instar de leurs frères, les femmes de Bahreïn ont été elles aussi soumises à la torture et ont perdu leur emploi.
Les organisations politiques (Al-Wefaq, Waad, Alekha et Unitaires), tout en montrant tenant à honorer vos sacrifices, voudraient bien réitérer ce qui suit:
1. Ce se passe à Bahreïn est une partie intégrante du soulèvement populaire qui traverse les pays arabes contre la dictature, la corruption financière et administrative, les actes discriminatoires et les violations des droits de l'homme. La crise à Bahreïn est une question constitutionnelle, au contraire de ce que prétendent les autorités du régime qui veulent la présenter en vain comme un problème sectaire, telle qu’elle est évaluée par les commissions d'enquête et des entités internationales.
2. Le caractère pacifique de notre soulèvement populaire n'est pas une tactique temporaire, mais un choix stratégique. Les organisations politiques refusent de faire des affrontements avec les forces de sécurité, car cela donnerait aux fonctionnaires une prétexte pour ne pas répondre aux revendications légitimes du peuple, telles qu’elles sont précisées dans la Charte de Manama.
3. Les associations politiques considèrent le dialogue comme un choix stratégique, quelque chose qui a été proposé il y a longtemps. Cependant, aucun dialogue qui ne réponde pas aux réclamations de base (te le fait que les gens soient les vraies sources de tous les pouvoirs politiques, au contraire de l’idée d’institutionnalisation de la démocratie) n’est inutile et impossible.
4. Les organisations politiques condamnent les autorités bahreïniennes d’avoir agressé les manifestants et de s'être engagées dans des punitions collectives sur les zones de protestations. Sans aucun doute, les gens ne peuvent pas se limiter à participer à des manifestations dans certaines zones (définies par l’Etat). En plus, la division du pays en zones de sécurité en particulier dans la capitale, Manama, jusqu’à porter atteinte aux intérêts des citoyens et des résidents étrangers ne sert qu'à aggraver la situation.
5. Ceux qui prétendent être intéressés par une coopération et une union avec les membres du Conseil de Coopération des pays du Golfe persique, ne sauront point aller plus loin que détruire le monument de GCC (monument démoli par les autorités bahreïniennes à la place de la Perle) qui représentait des perles posées sur six nervures. En outre, l’engagement des forces régionales et étrangères ne pourrait point résoudre les problèmes politiques croissants face à la nation, mais au contraire cela complique encore la crise et tend à saper l'économie du pays et la structure sociale..
6. La place de la Perle qui témoigné la mort de nombreux martyrs représente un symbole extrêmement cher au cœur de beaucoup de gens, mais ce n'est effectivement pas le seul endroit où ceux-ci ont exprimé leurs revendications politiques légitimes. Ces revendications exigent un gouvernement qui représente la détermination du peuple, un parlement tout à fait puissant et des circonscriptions électorales équitables suivant la norme universelle d'une personne, une voix.
Enfin, nous promettons à notre peuple de rester vigilants et de continuer à insister sur leurs droits, de ne pas trahir les sangs des martyrs, les blessés, les détenus et ceux qui ont perdu leur travail. En outre, nous appelons les autorités du régime à faire une bonne mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn, libérer tous les prisonniers politiques qui sont, comme il est souligné dans le rapport de ladite commission, injustement détenus derrière les barreaux, réintégrer les personnes injustement licenciées de leurs lieu de travail, et mettre en place le processus de la justice transitionnelle en redresser et indemnisant les victimes et en ouvrant la voie à une véritable démocratie et à l'unité nationale.
Nous souhaitons :
La gloire à nos martyrs,
La liberté aux détenus,
La victoire au grand peuple bahreïni