Selon I24, dans son discours de victoire, il a affirmé que l’argent des contribuables américains devait être consacré aux écoles, aux soins de santé et aux infrastructures nationales plutôt qu’au financement de ces politiques.
Agé de 41 ans et issu du courant progressiste du Parti démocrate, Abdulrahman El-Sayed a remporté mercredi matin l’élection sénatoriale dans le Michigan face au candidat républicain Mike Rogers, ancien agent du FBI et ex-membre du Congrès. Selon i24, cette victoire, obtenue au terme d’une campagne particulièrement tendue, fait de lui le premier musulman élu au Sénat des Etats-Unis.
S’exprimant devant ses partisans réunis à Detroit, le nouveau sénateur est revenu sur les nombreuses questions qui lui avaient été posées au sujet de l’issue du scrutin.
Il a expliqué que, chaque fois qu’on l’interrogeait sur ses chances de victoire, il répondait par l’expression « Incha’Allah » (si Dieu le veut). « Mais aujourd’hui et ce soir, nous pouvons transformer ce “Incha’Allah” en “Alhamdoulillah” (louange à Dieu) », a-t-il déclaré sous les applaudissements.
Il a ensuite lancé une remarque ironique à l’adresse des groupes de droite : « Pour ces groupes de droite, cette expression signifie simplement louer Dieu. »
Une partie importante de son discours a été consacrée à ses critiques contre le Comité américano-israélien des affaires publiques (AIPAC), qui avait soutenu ses adversaires lors des primaires démocrates et de l’élection générale.
Dénonçant les sommes considérables engagées contre sa campagne, Abdulrahman El-Sayed a affirmé que l’organisation avait dépensé 42 millions de dollars pour s’opposer à sa candidature. Il a également évoqué plus de 350 millions de dollars consacrés, au total, aux efforts visant à le faire battre, dont environ 70 millions lors des élections primaires.
« Nous ne voulons pas que notre argent serve à financer l’apartheid, le génocide ou la guerre », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur le fait que les recettes fiscales américaines devaient plutôt servir à financer les établissements scolaires, les services de santé et les infrastructures du pays.
Abdulrahman El-Sayed a, à plusieurs reprises, accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza.
Au cours de la campagne électorale, le président américain Donald Trump a également multiplié les critiques à l’encontre du candidat en raison de sa religion. Il l’a notamment qualifié de « dangereux djihadiste » et a utilisé le nom de « Mohammed El-Sayed » au lieu de son véritable nom pour le désigner.
En réponse à ces attaques, Abdulrahman El-Sayed a adressé une remarque ironique au président américain lors de son discours de victoire :
« Donald, je sais que tu as eu du mal à prononcer mon nom… Alors, après que JD Vance aura présidé ma cérémonie de prestation de serment en janvier, tu pourras simplement m’appeler sénateur. »
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