5 novembre 2026 - 13:34
À Arak, l’ayatollah Ramezani affirme que la résistance des peuples remet en cause l’hégémonie américaine

Lors du rassemblement du 13 Aban à Arak, le secrétaire général de l’Assemblée mondiale d’AhlulBayt, l’ayatollah Reza Ramezani, a estimé que la résistance des peuples contribuait à remettre en cause l’hégémonie des États-Unis. Il a également appelé à renforcer la foi, le savoir, l’unité nationale et la détermination collective pour préserver l’indépendance de l’Iran et faire face aux politiques de domination.

Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : S’exprimant hier en fin de matinée lors de la cérémonie commémorative du 13 Aban à Arak, l’ayatollah Ramezani a déclaré que les signes du déclin de la puissance dominatrice américaine devenaient de plus en plus visibles à l’échelle mondiale. Selon lui, la nation iranienne, en s’appuyant sur sa foi, ses connaissances, son unité et sa volonté nationale, est devenue un modèle pour les peuples épris de liberté dans leur opposition à l’injustice, au colonialisme et à l’arrogance des puissances. Il a également rappelé que la victoire finale de la vérité sur le mensonge constituait une promesse divine inéluctable.

Évoquant les trois événements historiques commémorés le 13 Aban, il a souligné que leur point commun résidait dans la lutte contre l’arrogance, les ambitions hégémoniques et l’humiliation du peuple iranien. Cette journée renvoie notamment à la lutte contre le colonialisme et à la défense de l’indépendance nationale, un combat qui, selon lui, demeure inscrit dans l’histoire de l’Iran.

Le 13 Aban, trois événements historiques contre la domination étrangère

L’ayatollah Ramezani a rappelé que le premier événement remonte à 1343 du calendrier iranien (1964), lorsque l’adoption de la loi sur la capitulation accorda aux ressortissants américains en Iran une immunité judiciaire. Il a estimé que cette mesure privait le pays de son droit à exercer sa souveraineté judiciaire et constituait une humiliation pour la nation et ses lois. L’imam Khomeini s’y était opposé fermement. Son discours historique, marqué par l’exclamation « Wa Islamâ ! », avait conduit à son exil.

Il a ensuite évoqué les événements du 13 Aban 1357 (4 novembre 1978), lorsque des élèves et des étudiants étaient descendus dans les rues pour protester contre l’oppression et le despotisme du régime Pahlavi. La répression de ce mouvement avait coûté la vie à 56 élèves. Un an plus tard, le 13 Aban 1358 (4 novembre 1979), la prise de l’ambassade des États-Unis à Téhéran, désignée en Iran comme le « nid d’espionnage américain », était devenue un autre symbole de l’opposition populaire à l’ingérence et à la domination étrangères.

Le secrétaire général de l’Assemblée mondiale d’AhlulBayt a également abordé la question de l’imamat et du leadership dans les enseignements religieux. Il a rappelé que l’une des principales préoccupations de Fatima al-Zahra était de faire connaître l’imam à la société et de souligner la nécessité de suivre le guide divin. Selon lui, une communauté qui avance aux côtés de son imam peut se prémunir contre les conséquences de l’ignorance et de l’égarement.

Faisant référence à la comparaison entre l’imamat et la Kaaba dans les paroles de Fatima al-Zahra, il a expliqué que, de même que la Kaaba constitue le centre autour duquel les musulmans accomplissent le pèlerinage rituel, la société islamique doit s’organiser autour de l’imam et renforcer la connaissance et l’attachement à celui-ci.

Il a également rappelé les propos de l’imam Khomeini appelant à soutenir le principe du velayat-e faqih : « Soutenez le velayat-e faqih afin que votre pays ne subisse aucun préjudice. » Il a présenté ce principe comme une manifestation de l’imamat dans la direction et la protection de la société islamique, soulignant l’importance de préserver le lien entre la population et le leadership religieux, ainsi que de renforcer la vigilance et la conscience collectives.

L’ingérence étrangère et le pillage des ressources

Évoquant l’histoire du colonialisme, l’ayatollah Ramezani a déclaré que les puissances coloniales avaient constamment cherché à dominer les pays et à exploiter leurs ressources humaines et naturelles. Il a notamment cité l’histoire de plusieurs pays africains et d’autres régions du monde, marquée par l’esclavage, la traite des esclaves et l’exploitation exercée par les puissances coloniales.

Abordant les interventions américaines en Iran, il a qualifié le coup d’État du 28 Mordad 1332 (19 août 1953) de tournant majeur dans l’ingérence des États-Unis dans les affaires du pays. Selon lui, cette intervention a été suivie de plusieurs décennies d’ingérence étrangère. Sous le régime Pahlavi, a-t-il affirmé, les décisions importantes du pays étaient influencées par les ambassadeurs américain et britannique, au détriment de l’indépendance historique de l’Iran.

Il a par ailleurs rappelé que l’Iran, fort de plus de cinq mille ans de civilisation, possédait une histoire et un territoire étendus. Il a toutefois estimé que les interventions étrangères et les traités imposés, notamment le traité de Turkmenchay et la séparation de Bahreïn, avaient entraîné la perte de territoires iraniens.

La Révolution islamique et la volonté de transformation du peuple iranien

Pour l’ayatollah Ramezani, la victoire de la Révolution islamique constitue un tournant dans l’histoire contemporaine du pays. Il a souligné que le renversement du régime Pahlavi avait concrétisé la volonté du peuple iranien, alors que de nombreuses personnalités et formations politiques considéraient les réformes progressives comme la seule voie possible vers le changement. L’imam Khomeini avait, au contraire, insisté sur la nécessité d'une transformation fondamentale et dirigé la révolution en s'appuyant sur la foi et la volonté populaire. Il a ajouté que les répercussions de cette transformation dépassaient aujourd'hui les frontières iraniennes et se manifestaient à l'échelle régionale et internationale.

Il a également déclaré que l’imam Khomeini et le Guide martyr de la Révolution avaient enseigné aux peuples à ne pas craindre leurs ennemis et à ne redouter que Dieu. Selon lui, cet enseignement a contribué à renforcer la volonté des nations ainsi que leur esprit de résistance face à l’injustice et à la domination.

La foi et la science, piliers du développement national

Abordant les conditions du progrès du pays, le secrétaire général de l’Assemblée mondiale d’AhlulBayt a identifié deux facteurs essentiels : une foi solide et le développement des connaissances scientifiques. Il a estimé que toute société qui renforce conjointement ces deux dimensions peut progresser et consolider sa puissance.

Dans cette perspective, il a appelé à accorder la priorité au développement scientifique, aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle.

Se référant aux sept recommandations de la déclaration de la deuxième étape de la Révolution, il a également insisté sur le progrès scientifique, la moralité, la lutte contre la corruption et la recherche de la justice. Il a souligné le rôle essentiel de la jeune génération dans la réalisation de ces objectifs.

Selon lui, la quête de justice, la lutte contre le colonialisme et la résistance à l'oppression figurent parmi les caractéristiques importantes de la jeunesse. La participation des élèves aux événements du 13 Aban 1357 constitue, à ses yeux, un exemple de cet esprit de revendication et de responsabilité.

Il a par ailleurs observé que la participation au rassemblement du 13 Aban, autrefois davantage limitée aux élèves, concernait désormais différentes catégories de la population, hommes et femmes de plusieurs générations. Il y a vu le signe que le message de cette journée restait vivant dans la société iranienne et que la mobilisation contre l’arrogance des puissances s’était élargie.

La victoire des opprimés, une promesse divine

L’ayatollah Ramezani a ensuite rappelé la promesse divine concernant la victoire des opprimés et l’avènement du gouvernement des serviteurs vertueux. Selon les enseignements du Coran, a-t-il affirmé, la terre reviendra finalement aux serviteurs justes de Dieu, la justice s’étendra à l’ensemble de l’humanité et l’ère de la domination des arrogants prendra fin. Il a qualifié cette promesse d’inéluctable et présenté l’espoir de sa réalisation comme un soutien essentiel aux peuples épris de liberté.

Les menaces de Trump et les signes du recul de l’hégémonie américaine

Évoquant les déclarations et les menaces de Donald Trump contre la République islamique d’Iran, le secrétaire général de l’Assemblée mondiale d’AhlulBayt a estimé que les tentatives d’intimidation et d’humiliation du peuple iranien étaient liées aux coups portés à l’hégémonie américaine. Il a affirmé que les signes du déclin du système de domination étaient désormais visibles dans le monde.

Il a ajouté que l’opposition aux politiques hégémoniques des États-Unis ne se limitait pas aux peuples musulmans, mais concernait également des mouvements et des populations en Europe, en Amérique latine et jusque dans la société américaine.

Réaffirmant que le peuple iranien ne céderait pas face aux menaces, il a déclaré que celui-ci ne pouvait être ni humilié ni intimidé et que sa foi ainsi que son attachement à son leadership en avaient fait un modèle à l'échelle mondiale, dont la résistance inspirait les peuples épris de liberté.

L’ayatollah Ramezani a également évoqué la mort en martyrs du Guide de la Révolution, de commandants militaires, de scientifiques et d’élèves de Minab. Il a déclaré que les actes des adversaires avaient profondément blessé le peuple iranien et les personnes éprises de liberté dans le monde. Qualifiant ces assassinats de crimes majeurs, il a affirmé que la nation iranienne ne les oublierait pas et réclamerait des comptes à leurs auteurs pour le sang des victimes.

Faisant référence aux consignes du commandant en chef des forces armées concernant leur état de préparation face à toute nouvelle agression, il a ajouté qu’en cas de répétition d’une attaque ennemie, les forces armées devraient faire face aux agresseurs avec tous les moyens dont elles disposent, afin de protéger la sécurité et l’indépendance du pays.

L’unité nationale, un appui à la puissance de l’Iran

En conclusion, le secrétaire général de l’Assemblée mondiale d’AhlulBayt a insisté sur la nécessité de préserver l’unité et la cohésion nationales. Il a considéré la mobilisation populaire comme le principal soutien des responsables du pays, estimant que plus cette participation serait large et unie, plus les autorités pourraient défendre avec fermeté les positions de la République islamique sur les scènes nationale et internationale.

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