Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Dans cette déclaration, les services de renseignement des Gardiens de la Révolution ont d’abord salué la présence du peuple iranien et son unité, affirmant que la mobilisation conjointe du terrain, de la rue, de la diplomatie et des services publics avait permis une résistance de 200 jours face au plan américano-sioniste.
Selon le communiqué, des évaluations attribuées aux services de renseignement américains souligneraient plusieurs évolutions concernant la situation de la République islamique d’Iran : le pays aurait franchi avec force l’étape de la préservation de son existence et de celle des forces de résistance, serait engagé dans la consolidation de sa résilience nationale, aurait préservé ses capacités asymétriques et empêché les États-Unis d’imposer leur volonté.
Le communiqué affirme également que la souveraineté iranienne sur le détroit d’Ormuz se poursuit et que l’Iran ne serait plus uniquement dans une posture de riposte aux attaques adverses, mais chercherait désormais à accroître son initiative stratégique et son influence sur le calendrier, le lieu et le coût de la guerre et de la diplomatie.
L’échec de la stratégie visant à renverser le système par des frappes militaires
Les services de renseignement des Gardiens de la Révolution affirment qu’au cours d’une réunion conjointe de services de renseignement américains, du régime sioniste et britanniques avec certains responsables de l’opposition iranienne, consacrée à l’examen des enseignements tirés de l’opération présentée comme « Colère épique », l’ennemi aurait reconnu l’échec de la stratégie visant à provoquer un changement de régime par des frappes militaires.
Selon cette déclaration, les informations recueillies indiquent que l’adaptation de cette stratégie serait désormais à l’ordre du jour. Tout en maintenant des attaques périodiques limitées, l’ennemi chercherait à activer des foyers de crise, mener une guerre psychologique, provoquer des tensions sur les marchés monétaires et financiers et conduire des opérations de déstabilisation sécuritaire.
Le communiqué estime que cette stratégie viserait notamment à « remplacer l’idée de résistance par celle de soumission », à transformer une capacité de défense endogène en une capacité dépendante et à substituer une approche révolutionnaire à une approche passive, afin d’empêcher la consolidation de la stabilité intérieure et la restauration de la puissance régionale et extrarégionale de la République islamique d’Iran.
Un projet attribué au Mossad placé sous surveillance
Les services de renseignement affirment également avoir récemment détecté et surveillé un projet attribué au Mossad visant à créer une structure secrète et spécialisée destinée à exercer des pressions internes sur la République islamique d’Iran.
Selon le communiqué, les moyens de mise en réseau de cette structure comprendraient des contacts avec des courants dissidents, des opérations de sabotage et le recours à des agents locaux.
Une surveillance accrue des acteurs politiques, économiques et sociaux considérés comme menaçants, ainsi que des mouvements militaires observés au cours des 60 derniers jours, aurait montré, selon le communiqué, que l’ennemi cherche à tirer davantage parti des instruments de la guerre cognitive et du renseignement en s’appuyant sur plusieurs axes.
Parmi ces axes figurent la volonté de présenter le détroit d’Ormuz comme dépourvu d’efficacité dans la sécurité nationale iranienne, d’empêcher une répétition d’une guerre régionale par l’Iran, de minimiser les capacités de l’Axe de la résistance dans la région et d’imposer un blocus maritime.
Le communiqué évoque également la volonté d’éroder l’unité nationale, d’alimenter le mécontentement et la polarisation, d’exagérer les divergences, de mettre en avant certaines faiblesses et difficultés internes dans la gestion du pays et d’inciter la population à transférer ses mécontentements dans la rue.
La guerre cognitive au cœur de la nouvelle stratégie
Selon les services de renseignement des Gardiens de la Révolution, le point central de cette stratégie consiste désormais à « perturber la stabilité et réduire la résilience nationale des Iraniens » à travers une guerre cognitive fondée sur la production de peur et d’incertitude.
Le communiqué rappelle que les conséquences d’une telle stratégie avaient déjà fait l’objet d’avertissements dans trois précédentes déclarations publiées par cette organisation lors des événements de janvier 2026.
Dans le même temps, le texte affirme que l’échec de l’adversaire à atteindre ses objectifs dans la guerre imposée à la République islamique d’Iran, ainsi que l’élimination des structures d’expertise du processus décisionnel au sein du gouvernement américain, ont placé les États-Unis face à d’importants défis internes.
Des difficultés internes qui limiteraient la marge de manœuvre américaine
La déclaration cite notamment le limogeage, la rétrogradation ou l’exclusion de plus de 23 commandants militaires et de dizaines de responsables politiques et du renseignement opposés au gouvernement américain.
Elle évoque également les effets négatifs des évolutions régionales attribuées à l’Iran sur certains indicateurs économiques américains, la baisse significative de la popularité de Donald Trump et le risque de perdre une partie importante de son électorat.
Le communiqué mentionne en outre les doutes croissants concernant le niveau de soutien de certains groupes politiques américains au régime sioniste, ainsi que les limites de l’armée américaine dans le soutien aux capacités offensives et défensives contre l’Iran.
Selon les services de renseignement des Gardiens de la Révolution, ces facteurs constitueraient autant de contraintes internes susceptibles de limiter la capacité de Washington à mettre en œuvre ses projets contre les intérêts nationaux de la République islamique d’Iran.
Les priorités annoncées par les services de renseignement des Gardiens de la Révolution
Après avoir présenté les projets attribués à l’adversaire et les limites qui, selon eux, entravent leur mise en œuvre, les services de renseignement des Gardiens de la Révolution déclarent avoir défini plusieurs priorités.
Il s’agit notamment de maintenir et de renforcer en permanence la surveillance et la préparation dans le domaine militaire afin de pouvoir infliger à l’adversaire des coups susceptibles de modifier les équations stratégiques.
Ils annoncent également vouloir se concentrer sur l’orientation et la lutte contre toute action susceptible de perturber la tranquillité, la solidarité et la cohésion nationale en Iran.
La prévention des opérations de déstabilisation menées par les services de renseignement adverses à l’intérieur du pays et dans les zones frontalières figure également parmi les priorités annoncées.
Enfin, le communiqué insiste sur la nécessité de maintenir la vigilance face aux « néo-Daech » et aux réseaux collaborant avec les groupes terroristes.
En conclusion, les services de renseignement des Gardiens de la Révolution réaffirment leur détermination à poursuivre ce qu’ils présentent comme leur engagement envers les martyrs et la défense de « l’Iran fort ». Ils déclarent, sous la direction de l’Ayatollah Ali Khamenei, vouloir poursuivre leur mission jusqu’au bout et ne ménager aucun effort pour faire face aux menaces et répondre aux préoccupations du peuple iranien.
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