25 août 2026 - 22:17
Source: ABNA
« Al-Akhbar » : La gifle cinglante que l'ambassadeur d'Iran a infligée à l'Amérique et au gouvernement libanais

Le journal libanais « Al-Akhbar » a écrit dans un rapport que la poursuite de la présence de l'ambassadeur d'Iran au Liban était une gifle cinglante que Téhéran a infligée à l'ambassadeur américain à Beyrouth et au ministre des Affaires étrangères du gouvernement libanais.

Selon l'agence de presse « Abna », le journal libanais « Al-Akhbar » a écrit que l'accord sur la poursuite de la présence de « Mohammadreza Sheibani », ambassadeur d'Iran à Beyrouth, était une gifle cinglante au courant qui, ces derniers jours, avait lancé une campagne pour empêcher son maintien au Liban ; un courant mené par « Michel Issa », ambassadeur américain à Beyrouth, « Youssef Raji », ministre des Affaires étrangères, et le parti des « Forces libanaises ». Ce courant a échoué dans ses tentatives politiques et médiatiques pour empêcher toute solution qui permettrait à l'Iran de maintenir sa présence politique au Liban, et n'a pas pu mettre fin à la situation par l'expulsion de l'ambassadeur iranien du pays. Finalement, un accord a été conclu aboutissant à la poursuite de la présence de Mohammadreza Sheibani au Liban.

Selon ce journal libanais, le général de division « Hassan Chaker », directeur général de la Sûreté générale du Liban, a été le médiateur des négociations politiques qui ont convaincu Joseph Aoun, président du Liban, d'adopter une formule qui éviterait une escalade des tensions avec l'Iran. Les informations disponibles indiquent que cette voie a également été coordonnée avec « Nabih Berri », président de la Chambre des députés, afin d'assurer la couverture politique nécessaire pour la formule finale de ce dossier.

Finalement, Sheibani s'est vu accorder un séjour de 6 mois sur le sol libanais, et il a soumis sa demande à la Sûreté générale en utilisant son passeport diplomatique iranien et a obtenu son séjour sur la base des pouvoirs légaux prévus par la constitution libanaise, notamment son article 21.

Le journal ajoute que Michel Issa, ambassadeur américain au Liban, tout en continuant à fomenter des provocations contre l'Iran dans les cafés et lors de ses rencontres avec des hommes politiques libanais, a mené une campagne qui a finalement abouti à une victoire pour l'Iran. Il voulait faire de l'expulsion de Sheibani un test pour mesurer l'influence de Washington au Liban afin d'adopter une position ferme contre l'Iran, mais la décision finale a été que le gouvernement libanais a maintenu le cadre juridique de la présence de cette personne et a laissé ouverte la porte à l'interaction politique avec Téhéran.

Mais plus important encore, cette question ne se limite pas à un simple séjour administratif de 6 mois ; les informations disponibles indiquent que Téhéran a l'intention d'utiliser Sheibani dans un nouveau rôle politique en tant qu'« envoyé spécial pour les affaires du Liban et de la Syrie ».

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