31 janvier 2026 - 11:59
Washington annonce de nouvelles sanctions visant des responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni

Selon le communiqué américain, ces désignations ont été effectuées dans le cadre des mécanismes de sanctions gérés par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC). Comme pour les précédentes mesures similaires, l’inscription sur la liste américaine entraîne généralement le gel de tout avoir éventuel relevant de la juridiction des États-Unis et interdit, en principe, aux personnes et entités américaines d’effectuer des transactions avec les personnes sanctionnées, tandis que des risques de sanctions secondaires peuvent aussi peser sur des acteurs étrangers.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Dans sa notification, le Trésor américain a mentionné explicitement Eskandar Momeni en tant que ministre de l’Intérieur de la République islamique d’Iran. Washington a également cité le général Majid Khademi en tant que responsable de l’Organisation du renseignement du CGRI, un organe décrit par les États-Unis comme un acteur central des structures sécuritaires iraniennes. Le général Hamid Damqani a, pour sa part, été présenté comme commandant de la Force Qods dans la province septentrionale de Guilan.

Ces nouvelles sanctions interviennent dans un contexte de tensions récurrentes entre Téhéran et Washington, marqué par la persistance d’un régime de sanctions unilatérales et par des divergences profondes sur plusieurs dossiers, dont le nucléaire, la sécurité régionale et les questions de souveraineté. Les autorités iraniennes dénoncent régulièrement les sanctions américaines comme illégales et contraires au droit international, les qualifiant d’outil de pression politique et de « guerre économique » visant la population iranienne et l’économie nationale.

Des observateurs notent que les annonces périodiques de sanctions par les États-Unis s’accompagnent souvent d’un discours public présentant ces mesures comme un levier de contrainte, alors que l’Iran affirme que la pression ne saurait remplacer la diplomatie. Téhéran soutient, de son côté, que toute approche crédible doit reposer sur le respect mutuel, la levée effective des mesures coercitives et des garanties contre leur réimposition.

Sur le plan interne, des analystes estiment que l’élargissement de la liste des sanctions à des responsables occupant des postes gouvernementaux et sécuritaires sensibles vise à intensifier la pression psychologique et médiatique, et à signaler une posture dure dans la confrontation politique avec la République islamique. Du point de vue iranien, l’expérience des dernières années a montré, selon de nombreux responsables, que l’accumulation de sanctions n’a pas produit les résultats politiques recherchés par Washington, et qu’elle a plutôt renforcé la logique d’autonomie et de résilience.

Par ailleurs, plusieurs capitales et acteurs internationaux ont, à différentes reprises, appelé à privilégier des solutions diplomatiques et à éviter toute escalade. Dans ce cadre, des commentateurs soulignent que la multiplication des sanctions peut compliquer davantage les perspectives de dialogue, en réduisant l’espace politique nécessaire à des arrangements négociés, tout en alimentant les tensions régionales.

Aucune réaction détaillée n’était immédiatement rapportée dans l’annonce américaine concernant d’éventuelles réponses iraniennes spécifiques à cette vague de désignations. Néanmoins, l’Iran a, à maintes reprises, affirmé qu’il se réserve le droit de répondre de manière appropriée à ce qu’il considère comme des actes hostiles, tout en insistant sur la nécessité de préserver la stabilité régionale et de respecter la souveraineté des États.

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