Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : "Nous devons le maintenir, l'Iran doit rester dans cet accord et nous devons tous travailler pour le rester", a déclaré Macron à son arrivée au sommet informel des dirigeants de l'Union européenne (UE) tenu aujourd'hui à Sibiu (Journal officiel) Roumanie).
Ses commentaires interviennent un jour après que le président iranien Hasan Rohani a annoncé que le pays suspendrait certains de ses engagements vis-à-vis du pacte - nom officiel du Plan d'action global commun (PIAC ou JCPOA) -, en réponse à l’inaction de ses partenaires européens face aux sanctions unilatérales des États-Unis.
Bien que Macron ait affirmé que son pays resterait attaché à l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et le Groupe 5 + 1 (alors formé par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine, plus l'Allemagne), il a insisté dans ses déclarations précédentes, le pacte n'est pas "suffisant" et doit être renégocié.
"La France, depuis le début, est très impliquée dans l'accord sur le nucléaire", a souligné le président français, tout en demandant instamment de compléter le pacte "au-delà de 2025 avec l'activité balistique de l'Iran".
Hier, le ministère français des Affaires étrangères a annoncé que Paris était déterminé à œuvrer en faveur de la préservation du PIAC et du maintien des circuits financiers et des relations d'exportation avec l'Iran, ainsi que des pays intéressés par le maintien du pacte.
La décision du pays persan est en fait une réponse aux infractions du PIAC commises par les États-Unis pendant un an seulement, le 8 mai 2018, lorsqu'il s'est retiré unilatéralement de l'accord par décision du président Donald Trump et a rétabli tous les embargos qui avaient été levés.
La validité du PIAC est apparemment nécessaire pour la sécurité de l'Europe, les trois principaux défis de la sécurité du continent vert étant le terrorisme, le trafic de drogue et l'immigration de masse, a déclaré le président iranien Hasan Rohani.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif, a averti que Téhéran ne "garantirait" la validité de l'accord nucléaire que si l'Europe respectait ses engagements.
Suite à la notification du président iranien, le locataire de la Maison Blanche a annoncé des sanctions contre le fer, l'acier, l'aluminium et le cuivre de la République islamique d'Iran.
Fin/229
9 mai 2019 - 13:52
Code d'info: 940354
Le président français, Emmanuel Macron, demande instamment que tout soit mis en œuvre pour préserver l’accord nucléaire signé entre l’Iran et le groupe 5 + 1.