Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : En effet, les événements de ces dernières semaines montrent que le Caire a, une nouvelle fois, tourné le dos aux aspirations de son peuple en faisant le choix de combattre la résistance palestinienne au lieu de la soutenir. Après avoir classé les brigades al-Qassam, branche armée du Hamas, sur sa liste noire, la justice égyptienne vient d'inscrire le nom du parti sur la liste des organisations terroristes, l’accusant de complicité avec les groupes takfiris dans la violence qui ensanglante la région du Sinaï. Ceci n’a aucun sens, étant donné les différences idéologiques et stratégiques fondamentales du Hamas avec les pseudo-djihadistes.
Cette décision ouvre la voie à une éventuelle intervention militaire égyptienne contre le mouvement de la résistance, via des raids aériens qui seraient menés à l’aide des avions « rafale » prochainement livrés par la France dans le cadre du récent contrat d’armement signé avec l’Hexagone et financés par le royaume saoudien et les Emirats.
Ainsi, les groupes takfiris sévissant dans le Sinaï, serviront à légitimer une intervention militaire contre la résistance, faisant une nouvelle fois le jeu de l’entité sioniste qui les manipule en sous main.
En dépit des manigances israéliennes, il est peu probable que les Egyptiens osent se lancer dans une aventure qui aurait des conséquences désastreuses à tous points de vue. D’ailleurs, la cour d’appel d’urgence du Caire a annoncé, le 11 mars, qu’à la demande du gouvernement, elle réexaminera le verdict qui a classé le Hamas parmi les organisations terroristes.
Quoi qu’il en soit, il est clair que l’axe américano-sioniste a décidé que le moment était venu de remettre en selle le pays des pharaons, comme le prouve l’actuel forum économique de Charm el-Cheikh. Cet assemblée vise à attirer les investisseurs internationaux afin de soutenir l’économie égyptienne, et où dans un lapsus révélateur, le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry a déclaré : « Nous devons travailler tous ensemble pour l'avenir d'Israël ! »
Tout cela est aussi un préalable à un probable accord régional entre l'Egypte et les pays musulmans sionistes comme l’Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar, en vue de préparer la région à combattre l'expansion iranienne et à garantir la sécurité d’Israël.
Dans cette perspective, la phrase du maréchal Sissi prend tout son sens, lorsqu’il déclare que « l’Egypte a été et sera toujours la première ligne de défense contre les dangers auxquels fait face la région », pensant certainement aux dangers qui menacent l’entité sioniste…
Le Parti Anti Sioniste dénonce l’attitude du gouvernement égyptien à l’encontre de la résistance palestinienne et l’appelle à la soutenir au lieu de suivre les orientations de l’axe américano-sioniste.
Fin/229
19 mars 2015 - 16:39
Code d'info: 677868
Avec une certaine stabilité retrouvée après la période de trouble qui a succédé à sa « révolution », l’Egypte semble désormais souhaiter jouer un rôle majeur au Moyen-Orient et au sein du monde arabe. Malheureusement, ce rôle semble être identique à celui tenu du temps de Moubarak, c’est-à-dire être le garant des intérêts américano-sionistes dans la région.