14 avril 2014 - 16:20
Syrie : l'entente irano-américaine serait-elle l'unique solution ?

Les Etats-Unis et l'Iran constituent deux facteurs importants, s'il s'agit de stopper la guerre en Syrie. Aucune solution pour résoudre la crise syrienne ne serait envisageable, à moins qu'il y ait, à ce sujet, une entente avec ces deux pays.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) :  L'Arabie saoudite, aussi, a un rôle important, mais ce pays n'est plus fiable. Plus de détails, dans un article paru sur le site irdiplomacy.ir dont voici l'extrait en français, dans les lignes qui suivent :

...

'' « J'ai demandé à une chercheuse américaine bien informée, sur la situation de la région, surtout, les affrontements entre Israël et le Liban », dit le journaliste du quotidien libanais An-Nahar, Sarkis Naoum. Elle m'a répondu : « Israël croit peut-être avoir trouvé l'opportunité de porter un coup dur au Hezbollah. En fait, l'objectif ultime d'Israël est d'attaquer le Hezbollah. Mais comment ? C'est ça, la question. Les israéliens disent : avec des drones, c'est-à-dire, les avions sans pilote. »

« Des attaques de ce genre pourront pas grande chose contre le Hezbollah, le mouvement restera fort, comme il est, avec son armée et ses missiles », lui ai-je répondu. Elle m'a dit : « Israël préfère que le régime syrien reste, mais ne peut pas l'aider. Le conflit en Syrie fait que ce pays, ennemi sérieux d'Israël, ne lui représente guère de menace, au moins pour un certain temps. Mais aujourd'hui, en Syrie, se trouvent des islamistes extrémistes qui disent que toutes les autres gens sont des mécréants !

Ils trouvent la violence le seul moyen de parvenir au but. Que pourrait-leur faire, Israël, si ces groupes et avec à leur tête, Al-Qaïda, arrivent au pouvoir ; s'il leur arrive, surtout, de vouloir se rendre au Golan et puis, au Liban ?!!

Ils pourraient alors attaquer Israël et peut-être que le Golan soit de nouveau occupé...Cela ne sera pas improbable et pourrait même affecter certaines régions du Liban. Ce qui se passe en Syrie, le fait que le Hezbollah s'aligne aux côtés d'Assad face aux opposants, la probabilité de voir ce mouvement s'engager dans d'autres confrontations, même au Liban, bien qu'on dise qu'aucune guerre ne se déclenchera dans ce pays, tout cela expose le Hezbollah à l'éventuelle frappe israélienne.

Une fois provoqué, Israël pourra frapper le Hezbollah. Mais supposons que la situation détériore en Syrie, avec un conflit qui implique tout et auquel on ne pourrait imaginer aucune sortie pacifique. Quel sera la réaction d'Israël dans ce cas-là ? En fait, les israéliens sauront bien qu'en cas de guerre, le Hezbollah ne la laissera pas sans réponse», a poursuivi la chercheuse américaine.


« Au Liban, il y a beaucoup de réfugiés palestiniens mais aussi syriens. Ils représentent des coûts économiques pour ce pays. En même temps, ils représentent une menace existentielle pour les chiites.

Ces individus, comment-seront-ils traités, s'agissant du partage de pouvoir ? Est-ce que les problèmes de la Syrie s'étendront et frapperont le Liban ? Serons-nous témoins d'une guerre civile inter-religieuse, ou d'un scénario à l'irakienne ? La question de la présidentielle deviendra-t-elle un défi majeur et si c'est le cas, quel en sera l'impact sur le cadre du gouvernement au Liban ? Toutes ces questions s'imposent et auxquelles personne n'a aurait aucune réponse.
Préoccupée par la crise en Ukraine, la Russie n'est pas prête à aider les Arabes à résoudre la crise syrienne, bien que ces deux affaires ne soient guerre identiques », a argué aussi la chercheuse.

A mon tour, j'ai dit : « Ce n'est pas avec des drones, comme tu viens de dire, qu'Israël frappera le Hezbollah. Une attaque de ce genre aura des impacts très faibles sur les capacités du Hezbollah et de ses partisans. Israël pourrait pourtant les utiliser contre les islamistes sunnites extrémistes qu'ils soient palestiniens, syriens, libanais ou autres, et qui ne sont pas une armée.

J'entends dire, ils n'ont pas été une armée jusqu'à maintenant. Ils sont plutôt de petits groupes qu'Israël serait capable de frapper, à l'aide des informations dont il dispose ». Quant à elle, elle m'a répondu d'un ton interrogatif : « Les victoires accumulées jusqu'ici par le Président Assad, pourront-elles le faire revenir au pouvoir ? L'Iran et les Etats-Unis sont deux facteurs importants, lorsqu'il s'agit de parler d'un arrêt de la guerre en Syrie. L'Arabie saoudite aussi à un rôle axial, mais n'est plus fiable. » « L'Arabie saoudite ne tolèrera pas la survie d'Assad. Peut-être qu'il reste au pouvoir, mais ne pourra pas gouverner toute la Syrie », lui ai-je dit. Et elle de demander :

« Y a-t-il de hauts gradés alaouites avec qui on pourrait entrer dans l'interaction, afin de trouver une solution ? », et moi de réponde : « Je ne sais pas. Mais ils sont tous avec Assad, bien qu'ils pensent, pour la plupart, qu'Assad a fait erreur ; mais ce qui compte c'est que les Alaouites sont sérieusement en danger. Certains parmi ces officiers qui, un jour, travaillaient étroitement avec Assad pourraient se voir refuser au corps du gouvernement, à l'avenir.» Et c'est avec cette phrase qu'elle a terminé : « (...) Et les efforts se poursuivent pour intégrer le Hezbollah à la guerre ou au problème. »''

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