Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : La raison principale pour laquelle les Etats-Unis s'opposent à la participation de Téhéran à la conférence Genève II est qu'ils cherchent à bénéficier du dossier syrien en faveur de leurs objectifs politiques dans leurs relations avec l'Iran, a ajouté Vislav Matozov. En effet l'opposition des Etats-Unis à la participation de Téhéran à cette réunion n'a rien à voir avec les questions syriennes et les évolutions du Moyen Orient, ce pays cherche plutôt à profiter de la présence de différentes délégations politiques dans ces négociations, a-t-il affirmé.
« Moscou est hostile à la non-participation de l'Iran à la conférence internationale Genève II sur la Syrie et insiste que ce pays y participe car il joue un rôle crucial dans les évolutions syriennes. L'Iran est un des alliés proches de Damas », a indiqué Matozov. « Sans l'ombre d'un doute, Téhéran sera invité à cette conférence, si elle se tient à la date prévue. Les Etats-Unis ne sont pas encore parvenus à unir les opposants syriens », a-t-il précisé.
« Les ministres russes et américains des affaires étrangères se sont entendus sur la tenue de la conférence Genève II tandis que certains néoconservateurs et sénateurs américains sont contre la tenue de cette conférence. Ils n'acceptent aucun dialogue avec le gouvernement syrien et souhaitent son renversement, d'où la propagation de la crise syrienne dans toute la région », a fait savoir Matozov avant de poursuivre :
« Le règlement de la crise syrienne par l'Iran et les pays arabes via la voie politique constitue au monde de l'islam une opportunité sur la scène internationale pour qu'il fasse preuve de sa capacité et qu'il dise que le monde de l'islam constitue à lui seul un pôle indépendant face à toute ingérence des puissances étrangères, car les pays islamiques sont forts économiquement, financièrement et en matière de forces humaines », a souligné Matozov.
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2 janvier 2014 - 23:48
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Washington cherche à profiter du dossier syrien en faveur de ses objectifs politiques en ce qui concerne ses relations avec Téhéran, a déclaré un ancien diplomate russe en allusion au fait que les Etats-Unis s'opposent à la participation de Téhéran à la conférence Genève II en vue de faire pression sur l'Iran.