11 décembre 2013 - 15:35
Le Sénat américain n'impose pas de nouvelles sanctions contre l'Iran

Le Sénat américain a décidé de ne pas imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran, alors que l'administration Obama déploie de nombreux efforts pour défendre un accord provisoire sur le nucléaire avec Téhéran, selon un communiqué publié mardi par Tim Johnson, président de la commission bancaire du Sénat.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : "Le président (Obama) et le secrétaire (d'Etat) Kerry ont fait beaucoup d'efforts pour suspendre l'action du Congrès en termes de nouvelles sanctions contre l'Iran. Je suis enclin à appuyer leur demande et reporte l'action de la commission pour le moment", a déclaré M. Johnson.

Fin novembre, le groupe P5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie plus Allemagne) et l'Iran avaient conclu un accord de première étape sur le programme nucléaire de l'Iran, tandis que certaines sanctions sévères paralysant l'économie iranienne avaient été levées. Le président américain Barack Obama et le secrétaire d'Etat John Kerry ont depuis mis en garde contre de nouvelles sanctions.

La décision du Sénat de repousser de nouvelles sanctions intervient alors que M. Kerry se prépare pour la prochaine ronde de négociations avec l'Iran sur la mise en œuvre de l'accord provisoire et l'aboutissement d'un accord permanent.

Lors d'une audience au Congrès mardi matin, M. Kerry a défendu l'accord nucléaire provisoire en déclarant qu'il favorisait "sans aucun doute" la sécurité nationale des Etats-Unis.

"La sécurité nationale des Etats-Unis est plus assurée avec cet accord de première étape qu'elle ne l'était avant", a déclaré M. Kerry devant les législateurs sceptiques de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

M. Kerry a exhorté les législateurs à ne pas imposer de nouvelles sanctions et à accorder plus de temps et d'espace aux négociateurs afin qu'ils puissent faire leur travail.

"C'est un moment diplomatique très délicat et nous avons une chance de résoudre pacifiquement l'une des préoccupations de sécurité nationale les plus urgentes, à laquelle fait face le monde d'aujourd'hui", a déclaré le chef de la diplomatie américaine au cours de l'audience.

M. Kerry a également reconnu qu'il est légitime d'être sceptique quant aux réelles intentions de Téhéran, ajoutant que "c'est un chemin difficile à parcourir".

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