4 novembre 2013 - 11:59
Les "Snowden iraniens" l'ont dénoncé il y a 34 ans

Depuis la prise de l’ambassade US le 4 novembre 1980,les Etats Unis d’Amérique ne cessent de dénoncer l’acte et d’accuser l’Iran d’avoir trahi les normes diplomatiques, les principes de l’hospitalité, l’éthique tout court. Cette accusation a même servi de prétexte pour rompre toute relation diplomatique avec l’Iran, à peine quelques mois après la victoire de la révolution islamique et à en faire payer le prix aux iraniens :

Ahlul Bayt Nouvelles Agence (ABNA) : les menaces de guerre, de coup d’état , de séparatisme, et les sanctions découleraient tous de cet » événement fondateur », si on en croit les déclarations formulées depuis 34 ans par les officiels américains.

Mais essayons de revivre le contexte : un peuple se révolte contre la tyrannie d’un tyran   (Shah) qu’il chasse de chez soin au prix de moult sacrifices, y compris celle de la vie de ses jeunes .  Héritier d’une économie malade, d’un système politique corrompu, ce peuple-là en cherche la raison : aussi loin qu’il remonte dans sa mémoire historique, il ne peut voir que les mains perfides de l’impérialisme :

la Grande Bretagne certes, mais surtout les Etats Unis d’Amérique. Tout au long d’un demi-siècle de sa dictature, le shah  n’a accompli un seul gestes sans que ce geste-là soit dicté dans les détails par Washington. Du coup d’état de 1953 contre les nationalistes iraniens  au pillage systématique des richesses pétrolières via des contrats honteux , en passant par l’emprise culturel des USA sur la civilisation et la culture iraniennes,  les jeunes révolutionnaire voient partout où ils portent leur regard,  les impacts nocifs d’une politique américaine absolument hégémonique. Le 4 novembre de 1980,  c’est celle colère longtemps contenue d’un peuple puissant et humiliée  qui éclate :

des dizaines  d’étudiants prennent d’assaut le bâtiment et s’emparent des locaux où peu de temps avant, les pseudo-diplomates US détruisaient à la hâte, des documents classifiés dans des machine à broyer. Ces documents ont été rétablis peu de temps après la prise de l’ambassade, morceau par morceau , confirmant ce que l’ex agent de la CIA, Snowden, a révélé 34 ans plus tard en 2013  au monde entier :

les USA, porte étendard de la démocratie occidentale, trahissent la confiance de qui quiconque se tournent vers eux, qu’il soit agi d’ami ou d’ennemi . Le terme de « nid d’espions »  inventé par les jeunes iraniens en cette année 80, est désormais sur toutes les bouches.  En Europe aussi bien qu’en Amérique latine, l’opinion ne peut ne pas donner raison à ces étudiants iraniens de l’époque  qui ont anticipé les révélations de Snowden, tout en risquant d’être traités de terroriste. Il se peut même qu’il y ait une certaine envie à leur égard :

l’envie de tous ces occidentaux qui reprochent à leurs gouvernements leur mollesse, leur peur , leur apathie face à une Amérique qui n’a pas honte de dire au monde : couche-toi et obéis !!!

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