ABNA: Dimanche de cette semaine, le Sunday Times a publié un article envoyé par leur correspondant israélien, Uzi Mahnaimi, rapportant que l’armée syrienne avait déployé des missiles sol-sol de pointe pouvant atteindre des cibles dans Tel Aviv. L’article ajoute que les missiles sont prêts à être utilisés si l’aviation israélienne venait à lancer un nouveau raid sur des sites syriens.Ce journaliste est étroitement lié aux services de sécurité d’Israël, c’est pourquoi je n’ai pas été surpris quand il a révélé que « « des satellites ont repéré ces missiles ».Mahnaimi a également publié un avis d’Uzi Rubin, un ingénieur travaillant comme analyste et expert militaire de la défense israélienne, affirmant que ces missiles Tishreen étaient si précis qu’ ils pourraient « causer des dommages graves et arrêter tous les vols israéliens, même s’ils ne touchent pas directement l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv ».Netanyahu considère le transfert de missiles et d’équipements militaires au Hezbollah au Liban comme une déclaration de guerre - quelque chose qu’il ne permettra pas.Il a également mis en garde contre une réplique syrienne au raid israélien, affirmant qu’une telle action conduira à la chute du régime de Damas - que ce soit par des raids israéliens intensifs sur la Syrie ou par une invasion au sol allant jusqu’à occuper la capitale, Damas.Les menaces du Premier ministre israélien font peut-être partie d’une guerre psychologique. Netanyahu a récemment reçu une lettre du président russe, Vladimir Poutine, laissant entendre que d’autres attaques israéliennes entraîneraient immédiatement des conséquences désastreuses.Moscou a réaffirmé sa position en rejetant la demande de Netanyahu de ne pas fournir à la Syrie des missiles anti-avions S-300. Netanyahu avait réussi à empêcher une livraison de ce type de missiles vers l’Iran lors de son dernier voyage à Moscou, mais les choses ne se passent pas aussi bien pour lui cette fois-ci.Peut-être Netanyahu se sent-il offensé. Tout d’abord ses efforts pour empêcher la livraison de missiles en Syrie à un moment aussi sensible, ont échoué. Deuxièmement toute réponse à une attaque israélienne pourrait déclencher une guerre régionale, voire internationale, et celui qu’il en sera la cause, ce sera lui-même.Mais quelqu’un comme Benjamin Netanyahu n’est pas du genre à hésiter à déclencher une guerre, ni à hésiter d’entraîner les États-Unis et l’Occident dans un conflit que ceux-ci essaient d’éviter.Netanyahu a dit juste quand il a déclaré : « Le Moyen-Orient traverse une de ses périodes les plus sensibles depuis des décennies, avec la situation en Syrie en tête. Nous en suivons l’évolution et nous sommes préparés à toute éventualité ».La question est maintenant de savoir combien de temps la situation régionale peut rester en l’état, dans un équilibre aussi précaire ? Le temps ne joue certainement pas en faveur d’Israël, et il pourrait être le grand perdant si une telle guerre était déclenchée.Fin/229
22 mai 2013 - 19:30
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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semble perplexe. Il est tout à fait conscient que la fourniture par la Syrie d’armes et de missiles de haute technologie au Hezbollah au Liban, ne s’est pas arrêtée. Mais il est incapable de traiter la question comme il l’aurait fait dans le passé - par l’envoi d’avions pour les détruire - dans la mesure où que la réplique de la Syrie peut être plus agressive aujourd’hui qu’elle ne pouvait l’être auparavant.