20 décembre 2012 - 20:30

Le gouvernement canadien a ordonné aux publications scientifiques du pays de ne pas publier d’articles émanant de scientifiques et de chercheurs iraniens, a appris Press TV.

ABNA: Les universitaires iraniens, qui avaient reçu un accord préalable de publication, par des journaux scientifiques canadiens, ont reçu de nouveaux messages, leur notifiant de la décision de ces journaux/revues de ne plus publier leurs travaux, à cause d’une décision politique récente adoptée par le gouvernement canadien.Récemment, le “Canadian Journal of Psychiatric Nursing Research” a refusé de publier l’article d’un assistant professeur d’université iranien, et ce, malgré que l’article fut, au préalable, accepté, pour publication.Le journal a argumenté qu’ “il ne serait pas autorisé à publier l’article”, comme précédemment annoncé, citant des raisons politiques et non pas académiques. Il a dit qu’Ottawa a fermé sa mission diplomatique, à Téhéran, pour ce qu’ils appellent “des abus des droits civiques de citoyens iraniens” et aussi “de menace à la sécurité du personnel canadien et d’Israël.”Le 7 Septembre, le gouvernement  canadien a fermé son ambassade, à Téhéran, et ordonné que les diplomates iraniens quittent le Canada, sous cinq jours.Dans une déclaration officielle, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a dit que le Canada voyait l’Iran “comme la menace la plus significative, pour la paix mondiale”, ajoutant que “l’Iran menace, de manière coutumière, l’existence d’Israël.”Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a censuré la décision d’Ottawa comme étant une décision anti-diplomatique et un pas vers les politiques dictées par Israël. “Les actions hostiles du gouvernement raciste canadien actuel sont, en fait, en ligne avec les politiques qui sont dictées par le régime sioniste et le gouvernement britannique”, a dit Mehmanparast.Des experts pensent que l’action du Canada de couper ses relations diplomatiques avec l’Iran révèlent une attitude de soumission envers le régime d’Israël. “La décision abrupte du Canada de couper tous liens avec la république islamique d’Iran provient, manifestement, d’un grand coup de barre sioniste, ce qui a pénétré la structure politique du pays”, a dit l’universitaire iranien, Ismail Salami, dans un éditorial, publié, sur le site de Press TV, le 11 Septembre 2012. L’analyste a dit que gouverné comme une monarchie constitutionnelle, avec, à sa tête, la reine d’Angleterre Elisabeth II, le Canada peut être vu comme un pays “soutenant les régimes coloniaux, comme Israël, et recherchant à isoler des nations pacifiques, comme l’Iran”.Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et son ministre Baird ont exprimé, encore et toujours, leur soutien inconditionnel à Israël, et sont connus, pour danser sur la musique d’Israël.Fin/229