Les affrontements se sont poursuivis jusqu'à l'aube mercredi, et les forces de sécurité ont eu recours aux tirs de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc dans ces villages, selon les témoins. Plusieurs manifestants ont été blessés, ont-ils ajouté.Il n'a pas été possible de confirmer un bilan de blessés de source médicale, les blessés légers dans les affrontements évitant de se rendre à l'hôpital de peur d'être arrêtés, selon des militants.
Mardi, les forces anti-émeutes avaient violemment réprimé des manifestants qui avaient tenté de s'approcher de la place de la Perle à Manama, symbole du mouvement de la contestation pour marquer l'anniversaire du déclenchement du soulèvement.Selon le mouvement al-Wefaq, principal groupe de l'opposition, les autorités ont interpellé mardi près de 150 personnes dont certaines ont été relâchées.
Elles ont arrêté "des femmes et des enfants âgés de 13 à 16 ans dans la rue et lors de perquisitions de domiciles", a affirmé dans un communiqué al-Wefaq. Une maison dans le quartier des Sanabess a fait l’objet d’une attaque aux bombes sonores et au gaz lacrymogène. Les femmes qui s’y trouvaient ont été agressées et insultées, rapporte al-Wefak dans un communique.
Nabil Rajab, chef du Centre de Bahreïn pour les droits de l'Homme (opposition), a été brièvement détenu alors qu'il prenait la tête d'une manifestation en direction de la Place de la Perle, a ajouté le groupe.