Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Seyed Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré que ce qui figurait dans le mémorandum d’entente d’Islamabad était une « fin de la guerre » et non un cessez-le-feu susceptible d’être prolongé.
En réponse à une question concernant les discussions sur une éventuelle prolongation de 60 jours de l’accord de cessez-le-feu et l’invitation adressée par son homologue pakistanais à lui-même et au président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, pour se rendre à Islamabad et poursuivre les discussions, Araghchi a expliqué que le mémorandum annonçait clairement la fin de la guerre.
Le ministre iranien a ajouté que les États-Unis avaient violé ce mémorandum, entraînant une reprise des affrontements. Il a donc souligné qu’il n’existait pas de cessez-le-feu de 60 jours qui aurait besoin d’être prolongé, mais bien une déclaration de fin de la guerre qui a désormais pris une nouvelle tournure.
Concernant la période de 60 jours évoquée précédemment, Araghchi a précisé qu’il s’agissait de 60 jours accordés pour mener des négociations en vue de parvenir à un accord définitif. Selon lui, aucun cessez-le-feu de 60 jours n’avait été conclu sur cette base.
Le chef de la diplomatie iranienne a également indiqué que des intermédiaires, notamment le Qatar et le Pakistan, continuaient à transmettre des messages et à rester en contact avec Téhéran. Il a toutefois insisté sur le fait que ces échanges ne constituaient pas des négociations et qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant une reprise des négociations avec les États-Unis.
Par ailleurs, Araghchi a évoqué les discussions entre l’Iran et Oman, précisant qu’il s’agissait d’un dossier totalement distinct. Ces discussions portent sur une question technique relative à la définition de nouvelles voies maritimes permettant la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.
Il a expliqué que les itinéraires qui étaient auparavant utilisés n’étaient plus opérationnels et qu’une nouvelle voie devait être définie. Les deux parties travaillent actuellement à la conception d’un itinéraire provisoire qui pourrait, à terme, devenir une voie définitive.
Araghchi a souligné que ces discussions étaient de nature strictement technique et menées entre des spécialistes des deux pays. Les forces armées participent également à ce processus, compte tenu de leur expertise dans ce domaine. Il a estimé qu’un résultat pourrait être obtenu prochainement.
Le ministre iranien a enfin insisté sur la distinction entre les discussions techniques relatives à la définition d’une voie maritime et la question de l’ouverture du détroit d’Ormuz. Il a expliqué qu’une fois le nouvel itinéraire défini, la décision concernant la réouverture du détroit dépendrait de la satisfaction d’autres conditions, notamment du respect par les États-Unis de leurs engagements.
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