18 décembre 2011 - 20:30

Un autre martyr pour la Révolution bahreïnienne / La répression des participants aux obsèques du martyr Ali al-Ghassab / Le régime Âl Khalifa reconnaît avoir commis des crimes cruels à Shakhoureh / La reprise des prières dans les mosquées détruites au Bahreïn / L’augmentation des violences par les agents du régime bahreïnien / Un activiste bahreïni raconte les sauvageries du régime Âl Khalifa / La complicité de l’ONU dans les crimes commis par Âl Khalifa / Une autre page noire s’ouvre dans le bilan des crimes d’Âl Khalifa / Âl Khalifa a commencé un projet de « purification sectaire » / Le nouveau complot d’Âl Khalifa pour créer de la discorde inter sectaire / et plus de détails sur l’arrestation de Zaynab al-Khâja, ce sont les gros titres d’actualité des derniers événements de la Révolution bahreïnienne.

ABNA- La situation agitée au Bahreïn s’aggrave plus en plus et le régime sanguinaire profite du silence de la communauté internationale pour continuer le massacre des civils bahreïnis innocents.

Ce qui suit, c’est une revue rapide des derniers événements du samedi soir et du dimanche 18 décembre, soit le 308e jour de la Révolution bahreïnienne :

-          Un autre martyr pour la Révolution bahreïnienne

A la suite des crimes commis par le régime Âl Khalifa contre le peuple opprimé du Bahreïn, un autre citoyen bahreïni a été assassiné.

Haj And Ali al-Mawali, 58 ans, avait été hospitalisé le jeudi dernier à cause d’avoir respiré du gaz toxique qui avait été utilisé par les forces d’Âl Khalifa afin de terrifier les habitants du village d’Al Mashgha’.

Ce citoyen bahreïni a finalement perdu la vie le samedi 17 décembre à cause des effets de la respiration du gaz toxique. Il est donc 55e martyr de la Révolution bahreïnienne.

-          Des attaques menées contre les participants à la cérémonie des obsèques du martyr Ali al-Ghassab

La cérémonie des obsèques d’Ali al-Ghassab, le jeune révolutionnaire bahreïnien, a débouché sur les scènes de violence provoquées par l’intervention des forces de sécurité du régime Âl Khalifa.

Après les obsèques du martyr Ali al-Ghassab, les citoyens bahreïniens ont organisé une manifestation pacifique dans l’une des avenues principale de Manama.

Les manifestants ont réclamé le renversement du régime Âl Khalifa et ont condamné les répressions violentes d’Âl Khalifa ainsi que le silence de la communauté internationale face aux sauvageries du régime bahreïnien. Ils ont aussi demandé à la Ligue arabe et aux autres organisations internationales d’intervenir dans la crise bahreïnienne et d’empêcher la suite du massacre du peuple bahreïni.

Les forces d’Âl Khalifa ont essayé de terrifier et de disperser les manifestants en jetant des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Selon les sources bahreïniennes ont aussi annoncé que des hélicoptères militaires ont volé au-dessus du village d’Abu Sabi’. Les forces de sécurité ont aussi entouré ce village et empêché les citoyens venant d’autres régions d’assister aux obsèques d’Ali al-Ghassab.

Les attaques des forces de sécurité du régime bahreïnien contre les manifestants ont laissé des dizaines de blessés et un certain nombre d’asphyxiés par le gaz toxique.

Dans les régions de Shakhoureh et Abu Sabi’, les soldats d’Âl Khalifa ont tiré sur un certain nombre des manifestants dont ils ont poursuivis et arrêtés quelques-uns.

Cette situation s’est prolongée jusqu’à la nuit à Shakhoureh et ç Abu Sabi’ et de pareils conflits ont aussi eu lieu dans d’autres régions comme Jazirat al-Satrah, Al-Ma’âmir et Al-Naviderat au Sud de Manama.

-          Le régime Âl Khalifa reconnaît avoir commis des crimes cruels à Shakhoureh  

Le ministère de l’Intérieur du Bahreïn a reconnu les violences faites dans la région de Shakohureh où 25 personnes ont été torturées dans leurs propres domiciles par les forces du régime Âl Khalifa.

Ces crimes sauvages commis dans la région de Shakhoureh étaient tellement  terribles qui le ministère de l’Intérieur du Bahreïn a dû les reconnaître.  

Le vendredi dernier, des citoyens de cette région qui profitaient du dernier jour de la semaine pour se reposer chez eux ont été attaqués par les forces de sécurité qui ont pénétré par force les maisons des citoyens qu’ils ont ensuite torturés sur le coup.

Des images diffusées de ces tortures étaient tellement tragiques que le ministère de l’Intérieur n’a pas pu résister à la reconnaissance des faits. Ces images montrent des scènes violentes où les forces de sécurité tranchent les membres et les visages des gens avec des couteaux ou d’autres objets tranchants.

Evoquant les événements tragiques de Shakhoureh, le ministère de l’Intérieur du Bahreïn a annoncé le samedi 17 décembre : Le conseil juridique du ministère de l’Intérieur a déjà arrêté des policiers qui sont soupçonnés d’avoir contribué aux attaques contre les citoyens dans la région de Shakhoureh.

-          Les prières ont été reprises dans les mosquées détruites au Bahreïn.

Des citoyens bahreïnis ont fait leurs prières dans les mosquées qui ont été détruites par les forces bahreïniennes et saoudiennes pendant les mois passés.

L’agence de presse Al-Wasat a annoncé : Les forces de sécurité bahreïniennes ont dispersé les fidèles dans la mosquée d’Al-Koykabat en y jetant des gaz lacrymogènes.

L’insistance sur l’organisation des prières dans les mosquées détruites vise en quelque sorte à rappeler le rapport du Comité de l’établissement des faits qui a demandé au gouvernement bahreïnien de prendre en charge les frais de la reconstruction de ces mosquées.

Pendant les mois passés, des dizaines de mosquées ont été détruites par les forces de sécurité du régime Âl Khalifa avec le concours des forces saoudites présentes sur place.

 

-          L’augmentation de la violence par les forces du régime d’Âl Khalifa

Alors que les représentants du Haut-Commissariat de droits de l’homme de l’ONU sont au Manama, les citoyens bahreïnis prétendent que le régime Âl Khalifa continue toujours à augmenter la violence dans la répression des opposants.

Muhammad Jafar, qui a participé aux manifestations pacifiques du vendredi dernier, dit à ce propos que les forces d’Âl Khalifa attaquent violemment les gens en utilisant des épées, des fusils de chasse et des gaz toxiques.

Lui qui a été sérieusement blessé, ajoute : Après l’attaque des forces d’Âl Khalifa, quelques-uns des manifestants, y compris moi-même, se sont cachés dans une maison, mais plus de 50 soldats ont attaqué cette maison-là et nous ont violemment blessés.

Il dit : Les attaques cruelles des forces de sécurité contre les manifestants se font alors que les représentants du Haut-Commissariat de droits de l’homme de l’ONU sont actuellement au Bahreïn.

Jafar souligne pourtant que malgré la profondeur des blessures qu’il a, il participera aux prochaines manifestations, même si cela va lui coûter la vie.

Une autre témoin parle de l’excès de recours aux différents moyens dans la répression des gens surtout dans le village de Shakhoureh et souligne que les forces de sécurité n’hésitent même pas à cambrioler les des maisons et ont l’ai gai quand ils tirent sur les gens.

Fatima al-Bahraniyeh dit dans son interview avec le canal Al-Âlam : Les forces du régime ont attaqué les manifestants du village de Shakohureh d’une manière programmé. Or ces manifestation ne n’étaient organisées que pour récupérer le cadavre d’un martyr et pour réclamer la fin des répressions violentes du régime bahreïnien.

Elle a souligné qu’un grand nombre de forces d’Âl Khalifa utilisent follement les balles, les gaz lacrymogènes et les bombes assourdissantes ; ils se servent aussi des épées pour attaquer les manifestants.

Al-Bahranieh qui est la témoin des répressions violentes du peuple bahreïni par les forces d’Âl Khalifa, fait allusion au massacre quotidien des civils dans son pays et demande l’intervention immédiate de la communauté mondiale pour mettre fin aux crimes sauvages du régime de Manama.

Cette citoyenne bahreïnie dit : Bien que les répressions d’Âl Khalifa soient toujours en cours, nous ne retournerons à nos maisons qu’après avoir atteint nos objectifs.

-          Un activiste bahreïni raconte les crimes sauvages d’Âl Khalifa.

Un membre du Comité d’information de l’Association du Travail islamique de Bahreïn dit que les forces et les mercenaires du régime Âl Khalifa ont sauvagement attaqué la cérémonie des obsèques d’un martyr bahreïni au village d’Abu Sabi’.

Yasser al-Mâhuzi décrit ainsi le nouveau crime d’Âl Khalifa : Lors du déroulement des obsèques d’un martyr à Abu Sabi’, les forces de sécurité bahreïniennes ont entouré ce village, et lorsque les assistants aux obsèques ont voulu entrer dans la rue principale qui s’appelle Al-Badi’, les forces de sécurité se sont mises à les attaquer.

Il dit : Les forces de sécurité d’Âl Khalifa ciblaient tout le monde et jetaient des gaz fumants asphyxiants. Pourtant, les gens ont brisé l’encerclement des soldats et sont arrivés à la rue principale. Des milliers de gens ont joint cette cérémonie et ont manifesté à la fin des obsèques.

Ce membre du Comité d’information de l’Association du Travail islamique de Bahreïn a souligné : Les jeunes ont réussi à continuer leur rassemblement pendant plusieurs heures dans la rue principale où ils ont en plus dressé des tentes, mais les forces de sécurité les ont attaqués de plusieurs côté sans leur donner un signe d’alerte en avance.

Al-Mahuzi ajoute : Les jeunes révolutionnaires ont essayé de résister, mais cela a débouché sur la violence des confrontations et l’utilisation des gaz lacrymogènes et asphyxiants et aussi certains manifestants ont subi des blessures très profondes.

-          La complicité de l’ONU dans les crimes commis par Âl Khalifa

Un activiste politique bahreïnien a condamné la nouvelle vague des répressions et des violences au Bahreïn et a désigné l’ONU comme responsable des actes criminels du régime Âl Khalifa.

Ibrahim al-Madhun a dit : Les répressions violentes et les attaques des forces d’Âl Khalifa contre le peuple bahreïni sont en cours alors que les représentants du Haut-Commissariat de droits de l’homme sont au Bahreïn et que le roi de ce pays a déjà prononcé un discours sur la situation actuelle du pays.

Il a ajouté : Le roi bahreïnien a prétendu à Londres qu’il était pour la réalisation des réformes dans son pays, mais on voit de plus en plus de répression et d’attaques contre le peuple bahreïni en présence des représentants de l’ONU.

Al-Madhun dit : L’ONU doit accomplir son devoir qui consiste à protéger le peuple bahreïnien contre les crimes cruels commis par les autorités de ce pays.  

-          Une page noire s’ouvre dans le bilan des crimes d’Âl Khalifa

Un activiste bahreïnien a souligné : Le dictateur sanguinaire de Bahreïn a transformé la Fête nationale en une journée sanglante de massacre des innocents. C’est une page noire qui s’ouvre dans l’histoire de Bahreïn.

Yahia al-Hadid a dit que le peuple bahreïnien a rebaptisé la Fête nationale de leur pays en « Journée du dictateur sanguinaire » et il a souligné :  Les forces de sécurité d’Âl Khalifa se servent de différents type d’armes, même des armes blanches, pour attaquer les citoyens innocents qui ne font que revendiquer leurs droits légitimes et ils ont transformé la Fête nationale en une journée sanglante.

 Le peuple bahreïnien réclame sa liberté et ses droits légitimes, dit Al-Hadid qui ajoute : Le silence de la communauté internationale face aux politiques du régime Âl Khalifa dans la répression et le massacre du peuple bahreïni est en effet inquiétant.

Exprimant ses regrets pour le massacre des civiles bahreïniens en présence des représentants de l’ONU à Manama, il dit : Bien que le régime Âl Khalifa insiste sur la tyrannie et le massacre des citoyens, le peuple bahreïnien crie à l’unanimité : « Nous ne nous soumettrons jamais à l’indignité ».

 

 

 

-          Âl Khalifa a commencé un projet de « purification sectaire ».

Critiquant les répressions des civils par le régime d’Âl Khalifa, le directeur du comité de surveillance du Syndicat de droits de l’homme de Bahreïn  a averti qu’avec l’augmentation des violences et des répressions, ce régime a pratiquement commencé un projet de purification sectaire et tribale.

Youssef al-Muhafezah a souligné que dans le silence de la communauté internationale,  les citoyens bahreïniens sont tous les jours attaqués et réprimés par les forces de sécurité d’Âl Khalifa et les soldats saoudiens.

Il a explicité : Malgré l’augmentation des répressions et les attaques du régime d’Âl Khalifa, le peuple bahreïnien est resté inébranlable et il continuera son mouvement jusqu’à l’atteinte de ses buts.

Le directeur du comité de surveillance du Syndicat de droits de l’homme de Bahreïn a également demandé aux organisations internationales de faire le nécessaire afin de faire connaître au monde les crimes commis par le régime Âl Khalifa.

-          Le nouveau complot d’Âl Khalifa pour créer la discorde entre les sectes religieuses

Le secrétaire général du Syndicat des infirmiers bahreïniens a critiqué la politique d’Âl Khalifa consistant à semer la discorde entre les gens pour réprimer ainsi les manifestations populaires au Bahreïn. Il a signalé que ce régime cherche à créer la discorde entre les sectes en confrontant les chiites aux sunnites.

Ibrahim al-Damestani a souligné que le régime Âl Khalifa a amené un certain nombre de nos frères sunnites au lieu des manifestations et a essayé de les faire entrer en conflit les manifestants.

Il a dit : Le peuple bahreïnien souhaitait pourtant que le roi de leur pays fasse une décision symbolique et bienveillante au jour de la Fête nationale pour libérer tous les prisonniers politiques et commencer des dialogues avec l’opposition afin de trouver des solutions pour la crise actuelle du pays.

Le secrétaire général du Syndicat des infirmiers de Bahreïn a dit : Le vendredi dernier, non seulement une telle décision n’a pas été prise, mais au contraire, nous avons vu les forces d’Âl Khalifa qui attaquer les manifestants en jetaient des gaz lacrymogènes et mettre en pillage les maisons des citoyens. Des femmes et des enfants avaient été alors asphyxiés à cause d’avoir respiré du gaz lacrymogène.  

Al-Damestani a souligné : Les forces de sécurités bahreïniennes ont aussi arrêté un certain nombre des citoyens qu’ils ont renfermés dans un bâtiment et ont torturés avec des armes  comme le couteau ou le bâton.

Selon lui, il y a eu près de 80 blessés dans ces confrontations dont cinq sont en un état très inquiétant.

Cet activiste bahreïnien a fait ensuite allusion aux manifestations de la région d’Al-Deraz et son encerclement par les forces de sécurité bahreïniennes : Ces forces ont fait un acte criminel en amenant des groupes de nos soldats sunnites à la région d’Al-Deraz pour les exposer aux attaques des manifestants et  provoquer ainsi des conflits tribaux.

Le secrétaire général du Syndicat des infirmiers bahreïniens a souligné : Les manifestants tiennent à la dimension pacifique et rationnelle et n’ont porté atteinte à aucun de leurs frères sunnites.

Al-Damestani a ajouté : Nos frères sunnites ne doivent pas permettre aux autorités bahreïniennes de les amener dans les lieux de confrontations pour atteindre leurs d’atteindre leurs objectifs en provoquant des conflits tribaux.

 

-          Plus de détails sur l’arrestation de Zaynab al-Khâja

Le procureur général du ministère de l’Intérieur de Bahreïn a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’arrestation de Zaynab al-Khâja, l’activiste bahreïnienne qui a été arrêté le jeudi dernier d’une manière offensive.

Le ministère de l’Intérieur de Bahreïn a annoncé : Le procureur général a fait effectuer des examens médicaux sur Zaynab al-Khâja afin de vérifier le niveau de blessures subies par celle-ci.

Il est à noter que des images  publiées sur les réseaux sociaux qui montraient cette fille bahreïnienne traînée sur le sol par les forces de sécurité sur le sol ont suscité beaucoup de réactions. Si ces images n’avaient pas circulé, le ministère de l’Intérieur de Bahreïn n’aurait pas examiné cet acte violent.