14 mai 2011 - 19:30

Quelque 200 per­sonnes ont défilé samedi après-midi à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne) pour dire "stop à l'islamophobie" et exi­ger la réou­ver­ture d'une école isla­mique fermée le 26 avril, a constaté une jour­na­liste de l'AFP.

ABNA- Parti de l'Institut, le cor­tège a rejoint la mai­rie de Boissy pour inau­gu­rer la "Place Tahrir de Boissy-Saint-Léger", devant laquelle une dizaine d'étudiants ont ins­tallé ven­dredi soir des tentes en signe de protestation.

"Nous sommes citoyens fran­çais, mais aussi musul­mans. Et à cause de ça, on nous inter­dit d'étudier", ont dénoncé des étudiants en tête du cor­tège, en bran­dis­sant leurs cartes d'identité.

 

"On nous reproche de ne pas avoir d'accès pour les per­sonnes han­di­ca­pées. Ce pro­blème est pour­tant réglé grâce à une nou­velle entrée", a assuré à l'AFP Rachid Aboufarah, pré­sident de l'association des étudiants de l'Ifesi.

 

"Ce type de déci­sion est nor­ma­le­ment admi­nis­tra­tive. Elle revient à la mai­rie (...) mais elle a été prise par un juge d'instruction le 26 avril, de manière inédite ", avait déclaré à l'AFP Youssef Allaoui, étudiant de 29 ans, lors d'un ras­sem­ble­ment devant la pré­fec­ture du Val-de-Marne samedi dernier.

 

Après une plainte du rec­to­rat, l'Ifesi, qui dis­pense des cours de "sciences isla­miques et d'arabe", est depuis décembre au coeur d'une enquête d'un juge d'instruction de Créteil qui a mis en exa­men son direc­teur pour "abus de confiance", "tra­vail dis­si­mulé" et "mise en dan­ger de la vie d'autrui" pour non res­pect des normes de sécurité.

 

Créé en 2001, l'Ifesi accueille envi­ron 300 élèves majeurs le soir et les week-end et est exclu­si­ve­ment financé par les frais d'inscription.