Le gouvernement israélien s’apprête à adopter une série de lois discriminatoires à l’égard des musulmans vivant en Palestine occupée. La loi sera votée dimanche soir au parlement et elle prévoit de rendre encore plus difficile les conditions d’obtention de titres de résidence permanente pour les citoyens d’origine palestinienne. Outre le caractère discriminatoire de cette loi puisqu’elle ne concernera que les palestiniens, elle s’inscrit dans une dynamique législative. De précédentes lois ont rendu long, compliqué et souvent vains les demandes d’obtention du statut de résident par mariage ou regroupement familial.

Le plus choquant est que la proposition de loi oblige les résidents arabes et donc musulmans à prêter allégeance à l’état juif. Selon le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël (Legal Center for Arab Minority Rights in Israel) la formule que chaque citoyens devrait prononcée serait :

« J’affirme que je serai un citoyen loyal de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique. »

Jusqu’à maintenant, les demandeurs de la résidence permanente n’étaient pas obligés de prêter allégeance à « l’état juif » et donc reconnaitre le sionisme et le judaisme comme idéal politique. D’après le député palestinien Ahmad Tibi, cette initiative ne fait que de décrire l’ambiance générale qui règne au parlement israélien représenté « par une coalition gouvernementale la plus extrémiste depuis la création d’Israël »