Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le ministère iranien des Affaires étrangères a réagi jeudi 13 août aux développements récents concernant la Palestine et le Golan syrien occupé, dénonçant la poursuite des politiques expansionnistes du régime occupant.
Dans sa déclaration, le ministère a affirmé que le dirigeant du régime occupant n’était pas en position de se prononcer sur la création d’un État palestinien indépendant, soulignant que la Palestine appartient à son peuple et que les conceptions racistes du régime occupant ne peuvent modifier cette réalité.
Téhéran a également rappelé que les hauteurs du Golan constituent une partie indissociable du territoire syrien. Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, les ambitions coloniales d’une entité occupante ne peuvent modifier les réalités historiques et juridiques relatives à ce territoire.
La diplomatie iranienne a par ailleurs fermement condamné la récente décision du gouvernement colombien de reconnaître la souveraineté du régime occupant sur le Golan. Elle a qualifié cette décision de totalement irrecevable et de violation manifeste des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies et du droit international, notamment ceux relatifs au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a ajouté qu’une telle décision était également contraire au principe reconnu du droit international interdisant la reconnaissance des effets résultant d’actes illégaux. Selon Téhéran, cette position pourrait engager la responsabilité internationale de la Colombie.
Dans sa déclaration, le ministère a insisté sur la responsabilité juridique, morale et humanitaire de l’ensemble des États, en particulier des pays musulmans, pour soutenir le peuple palestinien dans l’exercice de son droit à l’autodétermination et dans ses efforts pour mettre fin à l’occupation, à l’apartheid et aux politiques coloniales.
Téhéran a également souligné la responsabilité du Conseil de sécurité des Nations unies dans la cessation de l’occupation et des agressions continues contre la Palestine, le Liban, la Syrie et d’autres pays de la région.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a décrit la question palestinienne comme l’un des principaux enjeux humanitaires et moraux du monde contemporain. Selon la déclaration, cette question remonte à 1948, année marquée par la création d’une entité sur le territoire historique de la Palestine, et les politiques d’expansion qui ont suivi auraient contribué à l’instabilité de la région.
La diplomatie iranienne a également accusé les États-Unis et plusieurs pays occidentaux, notamment le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et le Canada, d’apporter un soutien global au régime occupant et d’avoir ainsi contribué, selon elle, à la poursuite et à l’intensification de ses actions dans la région.
En conclusion, le ministère iranien des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à ce qu’il qualifie de lutte légitime du peuple palestinien pour la libération de ses territoires de l’occupation, le retour des réfugiés palestiniens dans leur patrie, l’exercice du droit à l’autodétermination et la création d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods Al-Sharif pour capitale.
Téhéran a enfin condamné fermement toute tentative visant à simplifier ou à marginaliser la question palestinienne.
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