21 mai 2026 - 09:43
Crise de l'aviation sioniste : Pertes massives pour El Al après le conflit avec l'Iran

Les résultats financiers de la compagnie aérienne El Al révèlent l'impact dévastateur de la guerre contre l'Iran sur l'industrie aéronautique du régime sioniste. Marquée par une hausse du prix des carburants, des perturbations majeures et une baisse des revenus, la compagnie est entrée dans une zone de turbulences financières au premier trimestre 2026.

Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : L'économie du régime sioniste subit de plein fouet les répercussions de ses aventures militaires. Selon un rapport diffusé par la chaîne Al Jazeera et analysé par le quotidien économique Calcalist, la compagnie nationale El Al traverse une crise structurelle profonde, symbole de la fragilité des secteurs stratégiques de l'entité occupante.

Des pertes nettes de 67 millions de dollars

Les chiffres du premier trimestre 2026 sont sans appel. El Al a enregistré une perte nette de 67 millions de dollars, alors qu'elle affichait un bénéfice de 96 millions de dollars à la même période l'année précédente. Les revenus globaux de l'entreprise ont chuté de 27 %, s'établissant à 562 millions de dollars.

La compagnie estime que les dommages directs causés par la guerre menée par les États-Unis et le régime sioniste contre l'Iran s'élèvent à environ 145 millions de dollars, dont 90 millions ont été comptabilisés uniquement sur les trois premiers mois de l'année 2026. À cela s'ajoutent des facteurs aggravants tels que la flambée du prix du kérosène et la fluctuation du shekel face au dollar, qui ont accentué la pression financière.

Une reprise fragile et incertaine du trafic

Bien qu'El Al revendique une légère amélioration de la demande après l'annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, le marché des transports reste instable. Le volume des réservations a atteint 1,2 milliard de dollars à la fin du mois d'avril (contre 1,02 milliard l'année dernière), porté par un record de ventes mensuelles de 560 millions de dollars en avril.

Cependant, les experts soulignent que le marché dépend de vagues de réservations à court terme et hautement imprévisibles. Les secteurs de l'aviation et de l'énergie du régime restent suspendus à la menace constante d'une reprise des hostilités avec l'Iran, ce qui paralyserait à nouveau le trafic aérien et les voies d'approvisionnement.

Chute des bénéfices du programme de fidélité

Même le programme de fidélité « Frequent Flyer » n'a pas échappé à la crise. Son bénéfice net a baissé de 14,4 % pour atteindre 11,9 millions de dollars, tandis que son bénéfice opérationnel a chuté de 22,5 %.

Pour tenter de stopper l'hémorragie et générer de futurs revenus, El Al a transféré en mars la gestion de ce programme (estimé à 920 millions de dollars) de la société Cal vers la société Isracard. Ce nouvel accord est censé injecter entre 34 et 44 millions de dollars par an dans les caisses du groupe avant impôts, avec pour objectif d'atteindre 4,2 millions de membres d'ici 2030, contre 3,06 millions actuellement.

Conclusion : Un coût économique insoutenable

Les déboires financiers d'El Al démontrent que la guerre contre l'Axe de la Résistance ne se limite pas au front militaire. Le coût économique et commercial de l'agression contre l'Iran commence à asphyxier les fleurons industriels du régime sioniste, prouvant que la sécurité économique de l'entité est désormais impossible à garantir dans un contexte de tensions régionales permanentes.

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