Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Dans ce contexte, le quotidien hébreu Maariv a rapporté que la direction du port d’Eilat s’est adressée en urgence au Conseil de sécurité nationale du régime sioniste. Elle a formellement demandé que tout accord régional comprenne nécessairement la levée du blocus yéménite en mer Rouge et la réouverture sécurisée de la route maritime directe vers Eilat.
Bien que la direction ait tenté de contourner ce blocus maritime en faisant transiter environ 6 000 véhicules chinois via le port jordanien d’Aqaba en mars dernier, pour ensuite les acheminer par de petits navires vers les territoires occupés, le journal économique Calcalist a fermement souligné que ces solutions palliatives sont à la fois inefficaces et insoutenables sur le long terme.
Le quotidien précise également que, bien que les forces armées yéménites aient modulé leurs opérations en mer Rouge depuis la fin de l’année dernière, le problème fondamental reste entier. En effet, les grandes compagnies maritimes internationales, en raison de profondes inquiétudes sécuritaires, refusent catégoriquement de faire transiter leurs navires par le port d’Eilat.
Le rapport ajoute que l’utilisation du port d’Aqaba comme voie logistique alternative n’est, dans les conditions actuelles, qu’une tentative désespérée de la direction pour éviter la faillite totale et maintenir une activité partielle. Bien que ce trajet soit logistiquement très complexe et que les coûts d’importation qui en découlent soient exorbitants, il a permis, dans une moindre mesure, de contourner les sévères restrictions sécuritaires en vigueur.
Selon les déclarations d’Avi Khormaro, le directeur du port, la direction et les actionnaires déploient tous les efforts possibles pour rétablir les opérations commerciales. Néanmoins, il a reconnu que la clé de cette crise dépasse leurs prérogatives et relève désormais de la responsabilité du cabinet sioniste et des instances internationales.
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