27 mars 2026 - 13:53
Araghchi au Conseil des droits de l’homme de l’ONU : L’attaque contre l’école de Minab est un crime de guerre des États-Unis et du régime sioniste

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies consacrée à la protection des enfants et des établissements éducatifs, le ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, Seyed Abbas Araghchi, a prononcé un discours poignant. Il a examiné en détail l’attaque terroriste perpétrée par les agresseurs américains contre l’école primaire Shajareh Tayyebeh dans la ville de Minab, dénonçant les crimes continus et les graves violations des droits de l’homme.

Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le texte intégral de son discours est le suivant :

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

Excellences, chers collègues.

L’Iran se trouve aujourd’hui au cœur d’une guerre illégale qui lui est imposée par deux régimes nucléaires oppressifs, à savoir les États-Unis et le régime sioniste. Cette guerre d’agression est manifestement dépourvue de toute justification et s’avère extrêmement brutale.

Ils ont déclenché cette agression le 28février (le 9 Esfand 1404), alors que l’Iran et les États-Unis étaient engagés dans un processus diplomatique visant à résoudre les prétendues préoccupations américaines concernant le programme nucléaire iranien. Pour la deuxième fois en l’espace de 9mois, ils ont trahi la diplomatie en perturbant et en faisant échouer la table des négociations.

L’une des manifestations les plus horribles de cette agression a été l’attaque calculée et progressive contre l’école primaire « Shajareh Tayyebeh » dans la ville de Minab, au sud de l’Iran ; un lieu où plus de 175 élèves et enseignants ont été massacrés de manière totalement délibérée et impitoyable.

Cette attaque barbare n’est que la pointe visible d’un iceberg beaucoup plus vaste ; une montagne qui cache sous sa surface des tragédies bien pires, notamment la banalisation des violations les plus odieuses des droits de l’homme et du droit humanitaire, ainsi que l’audace de commettre des crimes atroces dans un climat d’impunité totale.

Monsieur le Président,

À une époque où les agresseurs américains et sionistes prétendent disposer des technologies les plus avancées et des systèmes militaires et de données les plus précis, personne ne peut croire que l’attaque contre cette école était autre chose qu’un acte délibéré et prémédité. Prendre pour cible l’école Shajareh Tayyebeh est un crime de guerre et un crime contre l’humanité ; un crime qui exige une condamnation explicite et inconditionnelle de la part de tous, ainsi qu’une responsabilisation claire et sans ambiguïté de ses auteurs.

Cette tragédie n’est ni justifiable, ni dissimulable, et ne doit pas être accueillie par le silence et l’indifférence. L’attaque contre l’école Shajareh Tayyebeh à Minab n’était ni un simple accident ni une erreur de calcul. Les déclarations contradictoires des États-Unis, formulées dans le but de justifier ce crime, ne peuvent en aucun cas les exonérer de leur responsabilité.

Condamner une attaque aussi brutale contre un lieu intrinsèquement civil, où se trouvent les êtres humains les plus innocents en quête de savoir, n’est pas seulement une obligation juridique dans le cadre des systèmes des droits de l’homme ; c’est une nécessité morale et humaine. Notre conscience, bien plus profondément que n’importe quel tribunal, nous jugera.

Honorables représentants,

L’école primaire Shajareh Tayyebeh n’a pas été la seule victime des atrocités américaines et sionistes au cours des 27 derniers jours de cette guerre illégale. Les droits de l’homme et le droit international humanitaire ont été violés de manière massive et systématique, d’une façon sans précédent et avec une cruauté extrême par les agresseurs. Sans aucun égard pour les lois de la guerre et les principes fondamentaux de l’humanité et de la civilisation, ils ciblent les civils et les infrastructures civiles.

Plus de 600 écoles à travers l’Iran ont été détruites ou endommagées, entraînant le martyre ou la blessure de plus de 1000 élèves et enseignants. Les agresseurs, qui crient avec arrogance « il n’y a ni pitié ni répit » et menacent l’Iran de frapper ses infrastructures vitales, ont pris pour cible des hôpitaux, des ambulances, du personnel médical, des secouristes du Croissant-Rouge, des raffineries, des ressources en eau et des zones résidentielles.

Les termes « crime de guerre » et « crime contre l’humanité » ne suffisent pas à eux seuls pour décrire la gravité des atrocités qu’ils commettent. Le mode de ciblage des agresseurs, couplé à leur rhétorique, laisse peu de doutes sur leur intention claire de commettre un génocide.

Chers collègues,

Cette guerre injuste et arbitraire des États-Unis et du régime sioniste contre la noble nation iranienne est le résultat direct du silence face aux précédentes manifestations d’anarchie et de criminalité en Palestine occupée, au Liban et ailleurs. L’indifférence et le silence face aux injustices n’apporteront jamais la sécurité et la paix. Au contraire, ils conduiront à davantage d’insécurité et à des violations plus massives des droits.

Les Nations Unies et les valeurs fondamentales qu’elles représentent, ainsi que l’ensemble du cadre des droits de l’homme, sont gravement menacés. Vous devez tous condamner fermement les agresseurs et leur montrer que la communauté des États et la conscience collective de l’humanité les tiennent pour responsables des crimes horribles qu’ils commettent contre le peuple iranien.

L’Iran n’a jamais cherché la guerre. Les Iraniens sont une nation pacifique et noble, héritière de l’une des civilisations les plus riches du monde. Cependant, ils ont fait preuve d’une détermination totale et inébranlable pour se défendre contre des agresseurs impitoyables qui ne connaissent aucune limite dans la commission de toutes sortes de crimes ; une défense qui se poursuivra aussi longtemps que nécessaire.

Je vous remercie de votre attention.

Fin/229

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