14 novembre 2015 - 17:49
Fusillades, explosions et prise d'otage à gauche 128 morts à Paris

Au moins 128 personnes ont été tuées dans les fusillades, explosions et otages enregistrées simultanément à Paris, capitale française, a confirmé la municipalité de la capitale.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Six attaques simultanées ont frappé la capitale française dans la soirée du vendredi 13 novembre. Au moins 120 personnes ont trouvé la mort dans les attentats.

Trois explosions se sont produites d'abord à Saint-Denis aux abords du stade de France, au cours du match amical France-Allemagne. Les trois assaillants auraient fait détonner des ceintures d'explosifs, faisant une victime. Cinq autres lieux parisiens ont ensuite été touchés: rue de la Fontaine au Roi (5 morts); rue Bichat (12 morts); boulevard Voltaire (un terroriste mort); rue de Charonne (19 morts); la salle de concert du Bataclan (plus de 70 morts).

99 personnes se trouvent dans un état critique , selon une source judiciaire.

Huit assaillants sont morts, dont sept en actionnant des ceintures d'explosifs lors des attaques ou lors de l'assaut des forces de l'ordre.

Les autorités ont évoqué la possibilité qu'ils aient des complices ou des coauteurs dans la nature.

A ce titre , un conducteur lourdement armé allant vers Paris arrêté en Allemagne

Un homme qui transportait des armes dans une voiture a été arrêté sur le territoire de la province allemande de Bavière. Il se dirigeait vers Paris par l’autoroute reliant Salzbourg (Autriche) à Munich (Allemagne).

L'homme arrêté venait du Monténégro. Lors du contrôle de sa voiture, les policiers ont découvert une cachette avec des pistolets, des mitraillettes, des munitions, ainsi que plusieurs kilogrammes de trinitrotoluène, a annoncé la radio Bayerischer Rundfunk samedi matin.

Selon des sources officielles, il y a un lien "fondé" entre l'arrestation de cet homme et les attentats à Paris la nuit dernière.

L'Etat islamique a revendiqué les attaques du 13 novembre et publié samedi matin une vidéo non datée menaçant de prendre la France comme cible de nouvelles attaques terroristes si les raids aériens se poursuivent contre les combattants du groupe wahhabite-takfiris en Syrie et en Irak.

La vidéo n'est pas datée mais sa mise en ligne intervient quelques heures seulement après une série d'attaques qui ont fait 128 morts, selon un bilan provisoire, vendredi soir à Paris.

Elle est publiée par le Al Hayat Media Centre, bras médiatique de l'EI. Un activiste, portant une barbe, s'y exprime en arabe et appelle les musulmans français qui ne peuvent pas se rendre en Syrie pour combattre à commettre de nouveaux attentats.

"Tant que vous continuerez à nous bombarder, vous ne vivrez pas en paix. Vous aurez même peur de vous rendre au marché", déclare cet activiste entouré par d'autres activistes.

Le président François Hollande a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire français et rétabli les contrôles aux frontières nationales .

Il a déclaré que les attentats de Paris ont été organisés par l'Etat islamique.

"Ce qui s'est produit hier à Paris et à Saint-Denis est un acte de guerre, et, face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. Un acte commis par une armée terroriste, Daesh, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l'ensemble de la planète. Un acte de guerre préparé, planifié, de l'extérieur, avec des complicités extérieures que l'enquête permettra d’établir. Un acte d'une barbarie absolue", a lancé M.Hollande.

Ces nouvelles attaques, qui surviennent dix mois après les attentats visant notamment l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, jettent une ombre sur la capacité de la France à assurer la sécurité.

Paris devait se transformer en capitale diplomatique à compter de lundi à l'Unesco où plusieurs chefs d'Etat sont attendus pour les 70 ans de l'organisation, avant une conférence de l'Onu sur le climat réunissant dans une quinzaine de jours 40.000 personnes, dont plus de 100 dirigeants du monde entier pour l'ouverture le 30 novembre.

Le carnage dans la salle de spectacles du Bataclan dans un quartier parisien très festif s'est fait aux cris de "Allah Akbar". Au Stade de France, le président François Hollande et 80.000 spectateurs assistaient à un match de football amical entre la France et l'Allemagne au moment des attaques.

Des témoins racontent une nuit d'horreur à Paris

"Oui, nous avons entendu des coups de feu, et après on nous a demandé de quitter le bar où nous étions. C'était une horreur absolue, nous avons été terrifiés", raconte une interlocutrice de l'agence.

"Qu'est-ce que j'ai vu? Lorsque des coups de feu ont retenti, j'étais dans un café à proximité d'un McDonalds. Des gens couraient, j'étais tellement choqué… Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Je vis à Paris depuis moins d'un an, et j'ai déjà assisté à un tel carnage", confie un autre habitant de la capitale.

"J'ai entendu des coups, et on nous a interdit de sortir du café. Nous étions effrayés", déclare une jeune femme.

"Je n'ai pas entendu de coups de feu, mais j'ai vu des gens qui couraient en face du restaurant où je me trouvais. Nous avions terriblement peur. Nous avions juste voulu boire un verre de vin vendredi soir, et puis ce cauchemar s'est produit", a fait savoir une autre interlocutrice.

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