Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : "Les frappes aériennes sur la Syrie, dirigées par les Etats-Unis, n'ont pas donné les résultats escomptés et le bombardement de la Syrie n'est pas la vraie solution des crises du Moyen-Orient et de l'éradication du groupe Daech.", selon un communiqué de l'ambassade de la Russie en Australie. "En cas de la poursuite des raids aériens contre la Syrie et la chute du gouvernement légitime, les terroristes vont gagner du terrain et poursuivront leurs exactions en toute liberté.", toujours d'après le communiqué. Mercredi, Cambera a dit oui à la demande de Washington de rejoindre la Coalition anti-Daech, mais il a annoncé qu'elle ne mènerait aucune attaque contre le gouvernement Assad. Or, il ne s'agit que de parole dans l'air; pour le confirmer il suffit de jeter un regard aux antécédents de collaboration militaires de l'Australie avec le gouvernement Bush pour réprimer les talibans en Afghanistan.
Les gouvernements australiens depuis le conservateur John Howard jusqu'aux travaillistes KevinRod et Julia Guilard et maintenant Tony Abott ont toujours emboîté le pas aux Etats-Unis dans leurs politiques interventionnistes.
Les allégations des premiers ministres australiens quant à leur alliance avec Washington pour réprimer les talibans sont si infondées qu'à présent les Etats-Unis eux-mêmes et leurs vassaux ont accepté de négocier avec les talibans.
A présent c'est la version daechiste du scénario taliban qui va être appliqué; c'est un secret polichinelle que Daech est le fruit de l'union de l'impérialisme américain et des dirigeants rétrogrades de la région.
Le grand élan de la Russie pour défendre le gouvernement légitime de Bachar Assad et dans le sens plus large de la Syrie, a totalement un sens stratégique. Nul doute que la Chine aussi est en concordance avec cette politique russe. Le Non de Moscou et de Pékin au projet de résolution anti-syrienne s'inscrit dans le cadre de la rivalité sino-russe avec les occidentaux. La Russie est inquiète des soulèvements dans les pays arabes notamment en Syrie, puisqu'ils balisent le terrain à la domination des chancelleries occidentales à leur tête les Etats-Unis sur la région.
Dans cette perspective, la Russie a employé son veto dans cette conjoncture temporelle afin de suivre de près la conduite des occidentaux. Moscou ne veut plus être le grand perdant, car l'expérience de la Libye a profondément marqué les prises de décisions et les approches de ces derniers temps de la Russie vis-à-vis des évolutions en Syrie.
Fin/229