Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : La justice bahreïnie a à nouveau ajourné à 16 juin le procès du secrétaire général de l'association Al-Wefaq. Elle n'a pas permis à la défense de présenter sa plaidoirie décidée auparavant pour aujourd'hui.
Abdallah Al-Chemlauoui, membre de l'équipe de défense du cheikh Ali Salmane a déclaré que l'équipe avait rendu visite lundi au cheikh et discuté avec lui du plan de défense. Cette visite a eu lieu avant l'audience qui devait se tenir mercredi, sachant que la dernière audience était tenue le 22 avril.
La défense insiste à assigner des responsables au tribunal, entre autres le ministre de l'Intérieur comme témoin au procès. Mais le tribunal rejette ces demandes. Il refuse également de projeter des scènes filmées extraits des discours du cheikh, et préparées par la défense.
De plus le tribunal a refusé les demandes répétées de la part de la défense, réclamant la libération du chef d'al-Wefaq en échange d'une caution convenable. Des organisations locales et internationales de droits estiment que le procès du cheikh Salmane est politique et totalement injuste.
A signaler que le secrétaire du mouvement d'opposition pacifique est détenu depuis le 28 décembre 2015. Et c'est le cinquième procès qui se termine par être ajourné sans lui adresser une accusation logique.
En effet, les autorités l'avaient accusé d'une tentative du renversement du régime par la force, les menaces et des moyens illégaux. Ces prétextes suscitent l'ironie parce que cheikh Salman, a repris toujours le même principe déclarant que «la révolution pacifique pour des réformes est notre choix».
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