13 octobre 2021 - 15:46
Riyad veut sortir du bourbier de Maarib

Les forces armées yéménites ont libéré plus de 600 kilomètres carrés de terres occupées lors de l'opération Fajr, « l’Aube de la victoire ». Elles sont désormais proches de l’entrée de la ville de Maarib.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Les avions de chasse de la coalition saoudienne ont attaqué plus de 948 fois les maisons, les routes et même leurs mercenaires. Néanmoins, les forces de l’armée et des Comités populaires (Ansarallah) du Yémen continuent d'avancer avec détermination. La défense aérienne yéménite a abattu 11 avions espions, faisant face à plus de 518 opérations orchestrées par les agresseurs.

L'unité de missiles de l’armée yéménite a mené 68 opérations, ciblant 49 lieux de rassemblement des soldats de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, des centres, des bases et des casernes. Par ailleurs, elle a participé aux 245 opérations, bombardant 170 fois les positions des ennemies sur leur territoire, menant 75 opérations à l'intérieur de la zone qui est maintenant libérée.

Au cours de l'opération « Aube de la victoire », environ 300 véhicules blindés et véhicules de transport de troupes et 4 dépôts d'armes ont été détruits et incendiés. Environ 5 650 personnes ont été tuées, blessées et capturés. 1 300 personnes ont été tuées, 4 320 autres blessés et 30 mercenaires capturés.

Ceci dit, Maarib est prête à tomber, même si les négociations se déroulent dans des conditions inéquitables. La partie saoudienne craint une perte de leur pouvoir et de son levier de pression en cas de reddition de Maarib.

En réalité, la chute de Maarib signifie l’inefficacité de l’embargo imposé aux Yéménites par l'Arabie saoudite, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Dans cette opération, les drones yéménites ont joué un rôle de premier ordre et ont réagi avec précision.

Riyad parle de bombardement des civils saoudiens par des drones yéménites dans le seul but de faire entrer dans le jeu la communauté internationale, endiguer l’avancée de la Résistance yéménite et reporter la fin de la guerre. Mais le peuple yéménite est bien décidé à mettre court au conflit.

Ces dernières années, le Front de la résistance et les mouvements islamiques ont fait des progrès considérables. Par contre, l’armée israélienne (Tsahal), qui se présentait comme la cinquième armée la plus puissante du monde, ne cesse de décliner.

Le journal transrégional Rai Al-Youm, se référant aux estimations d’un certain nombre d’experts militaires, évoque dans son édition de lundi : « Inquiets sur les coûts élevés des opérations contre les groupes de résistance palestiniens en cas de la participation de l’armée de terre, « Tsahal »  ne s'en sert pas dans cette opération. »

Un commandant de l’armée israélienne a également reconnu les capacités balistiques de la Résistance islamique palestinienne, affirmant qu’en cas de nouvelle guerre, la Résistance serait en mesure de paralyser la vie des habitants des territoires occupés.

Selon un analyste militaire de Haaretz, « Israël ne pourra pas gagner la guerre, que ce soit dans la guerre contre le Hezbollah ou contre le Hamas ».

« À ce stade, si nous décidons de lancer une opération militaire à Gaza, nous devons réfléchir aux conséquences en Cisjordanie et à son impact sur le cours des événements au Liban et en Iran », a déclaré le commandant de l'armée israélienne, Yoel Strick, avant d’ajouter :

« L'ennemi auquel Israël fait face aujourd'hui est doté d’une armée qui peut paralyser la vie en Israël avec ses frappes de missiles. »

L’ancien chef d'état-major de l’armée israélienne, chargé des plaintes des soldats, le général Yitzhak Brick, a également reconnu que la situation au sein de l'armée se détériorait et qu’elle n'avait pas connu un tel déclin depuis 1965.

Il a dit qu'il avait demandé une commission d'enquête spéciale, mais que cela n'avait pas été fructueux.

La situation du système de défense Dôme de fer n'est pas meilleur que celle des forces terrestres du régime de Tel-Aviv, à tel point que le général de brigade Gilad Biran, commandant de la défense aérienne de l'armée israélienne, a admis début septembre que le Dôme de fer n'est plus en mesure de contrer les missiles et les roquettes en provenance de Gaza.

Dans une interview avec l'agence de presse Walla, le général de brigade Biran a déclaré que le système Dôme de fer n'était plus « la solution pour contrer les missiles de Gaza ».

Evoquant son inefficacité pendant la récente guerre de 12 jours à Gaza, il a reconnu que des milliers de roquettes (par des combattants de la résistance) ont été tirées sur le territoire israélien (occupé). « Le plus grand nombre de missiles jamais tirés sur Israël », a-t-il estimé.

« La communauté israélienne doit savoir qu'en cas de guerre aux frontières nord, il y aura de vastes destructions. Israël aura certainement peine à gérer un nouveau conflit », a-t-il conclu.   

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