13 septembre 2020 - 13:06
USA/Iran: la "Guerre" sous les mers!

Si l'US Navy a attendu la fin de la méga manœuvre navale iranienne le 12 septembre, deuxième en l'espace d'à peine deux mois, pour annoncer l'entrée du porte-avion USS Nimitz dans les eaux de la mer d'Oman, c'est que l'exercice militaire précité a compté quelques-unes de ces terribles surprises qu'aucune force navale, aussi puissante soit-elle, n'aimerait rencontrer.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Il y a eu d'abord cette interception humiliante d'un P-8 et de deux drones RQ-4 et MC-9 qui ont eu le malheur de tomber dans un super "leurre" iranien, et qu'un drone Karrar a failli de détruire mais qui à la dernière minute ont réussi à se sauver la peau avant de connaitre le même sort que Global Hawk US visé en 2019 par la batterie Khordad-3 de la DCA iranienne. Mais il y a eu d'autres surprise de nature "sous marine" propre à effrayer l'USS Nimitz. 

Fin juillet, la réplique de ce même bâtiment a été touché puis coulé par une avalanche de missile de croisière antinavire que le CGRI a tiré dans le cadre de son exercice Grand Prophète 14  à partir de ses drones, de ses hélicoptères et de ses destroyers. La passerelle de commandement a été visée et la réplique a chaviré.

L'USS  Nimitz, le vrai, avec ses 5000 marines à bord a du mettre presque 3 mois pour surmonter la crainte de voir les missiles antinavire lui tomber dessus avant faire, après une escale plutôt ratée en mer de chine, son apparition dans la région. Selon l'US Navy qui publie un communiqué, le bâtiment (CVN-68) se serait rendu au port de Duqm, à Oman pour une "escale logistique" et une "escale à liberté limitée" et le mot limité veut dire ce qu'il a dire, à savoir que "l'USS Nimitz a peur d'aller plus loin que la mer d'Oman, et de s'approcher des côtes iraniennes en s'aventurant par exemple une traversée via le détroit d'Hormuz". 

« Nimitz effectue une visite du port programmée pour soutenir la logistique et la maintenance. La visite au port offre également l'occasion à l'équipage de se reposer et de se remettre à zéro après une longue période en mer »,  a dit même  la porte-parole de la Cinquième flotte américaine, Rebecca Rebarich à USNI News comme pour envoyer un "message de reddition prématurée" à l'adresse des Iraniens! 

Mais que s'est-il passé de si particulier au cours de ces trois jours de manœuvres militaires des forces armées iraniennes dans une zone ultra vaste de quelques  2 millions kilomètres carrés de superficie, incluant le détroit d'Hormuz, le Makran, la mer d'Oman et le nord de l’océan Indien pour que l'USS Nimitz ait peur? 

Le commandant en chef de la marine de l'armée iranienne, le contre-amiral Khanzadi en sait quelque chose :" L'une des étapes les plus spectaculaires de l'exercice aura été le tir du missile Jask-2 à partir du sous-marine Ghadir, ce superbe bâtiment furtif qui guette du fond des eaux peu profondes du golfe Persique le passage des navires US, sans être interceptable par des radars. Et bien Jask-2, fruit d'un ingénieux procédé est un missile de croisière de haute précision tiré à partir des cartouches de torpille qui stocks des données liées à l’identification et la localisation de  la cible. Ces données transmis au sous-marin Ghadir via des drones ou des avions de reconnaissance, une fois traités et enregistrés au cœur du missile de croisière, permettent au Jask-2 d'être tiré. Et c'est en fonction de la dimension de la cible que le Ghadir choisit combien de missile de croisière tirer. En effet ce qui se passe c'est que le tir se fait en immersion sans que les radars des navires ennemis puissent en être alerté ni de la direction de l'attaque ni de son origine qui se trouve au fond de la mer". 

Et le contre-amiral d'ajouter :" Jask-2 est le premier missile subsurface-surface d'une aussi grande complexité et qui peut être embarqué par Ghadir, ce sous-marin furtif dont la marine iranienne possède des dizaines et qui surveillent 24 heure sur 24 heure le fond du détroit d'Homuz, du Makran ou encore de la mer d'Oman et l'océan Indien sans que les navires US, les bases navales et tout appareil de renseignement satellitaire ou de drone ennemis s'en aperçoivent"

Les États-Unis  sont certes parvenus à un accord en 2019 avec Oman pour faire infiltrer ses navires et porte-avions au port de Duqm et s'offrir à la marine US une deuxième place pour accoster un transporteur dans la 5e flotte  après la base de service à Bahreïn, croyant sans doute que  le port de Duqm est en dehors du golfe Persique et représente moins de danger pour les forces américaines face aux forces armées iraniennes, mais c'était compter que la zone anti access anti déni iranienne ne s'étend pas uniquement en surface mais aussi en subsurface, à savoir sous la mer....

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