Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA): Le corridor maritime anti sanction US que l'Iran a rétabli dès le mois de mai entre le golfe Persique et les Caraïbes, semble connaître une nouvelle extension et pas des moindres. Cuba, pays le plus durablement sanctionné par les États-unis et partant, le mieux nanti contre cette arme de moins en moins efficace de l’hégémonie US, commence à rallier ce corridor.
En effet, depuis que l'Iran a envoyé ses cinq pétroliers pour livrer de l'essence à la République vénézuélienne, foulant au pied tout à tour la IVe flotte US et la doctrine de Monroe, l'initiative iranienne plaît et attire. Pourquoi ne pas l'étendre donc ce corridor à la Méditerranée? On sait en effet que l'Iran livre depuis des années et au mépris des sanctions US et de la Loi César du pétrole au port de Baniyas et à la destination de la Syrie. Ce réseau de trafic maritime anti sanction pourrait parfaitement se développer pour inclure la Syrie et Cuba.
C'est visiblement à cette perspective que renvoient les propos de l’ambassadeur de Cuba en poste à Damas qui s'est exprimé mercredi à Damas où il a mis l’accent sur la nécessité de faire face aux sanctions américaines, en indiquant qu’à l’appui de leurs capacités nationales, la Syrie et Cuba réussiront à faire capoter la politique inique de pressions US. Prenant la parole à l'occasion du 55e anniversaire des relations diplomatiques Syrie-Cuba, Parga a affirmé que les deux pays avaient à s'appuyer sur "leurs expériences nationales et leur capacité mutuelles" pour contrer l'Amérique et sa Loi César.
Il a déclaré dans son entretien avec l'agence de presse officielle syrienne (SANA) que les États-Unis avaient depuis près de 50 ans boycotté "tous les échanges commerciaux entre Cuba et d’autres pays du monde" et qu’ils avaient condamné 128 banques mondiales à une amende de 3,751 millions de dollars, mais que "Cuba est toujours là, à résister et à avancer".
Faisant référence aux sanctions imposées aux banques et aux institutions économiques qui entretiennent des relations commerciales avec la Syrie, le haut diplomate cubain a souligné que Cuba était déterminé à renforcer ses interactions avec la Syrie, à lui apprendre comment contourner les pressions voire à les retourner contre les USA, eux-mêmes.
L’ambassadeur cubain a par ailleurs précisé que les deux pays étaient confrontés à de nombreux problèmes en raison des sanctions unilatérales américaines. La formation d’un front associant les deux pays l’un à l’autre peut réduire les impacts négatifs des embargos américains, visant l’économie des deux pays.
Il a également fait allusion à la coopération mutuelle des deux pays tout au long de leur histoire, avant de constater que le vaccin Corona était entré dans la phase clinique à Cuba et qu’il serait disponible en Syrie dès sa production.
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