2 juillet 2019 - 20:05
Une manifestation massive au Nigeria appelle à la libération d'Al-Zakzaky

Des milliers de Nigérians manifestent à nouveau pour exiger la libération du dirigeant musulman Cheikh Ibrahim al-Zakzaky, dont la santé est critique.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Au cours de la manifestation qui a eu lieu lundi à Abuja, la capitale a déclaré que le président nigérian, Muhammadu Buhari, était responsable de la détention illégale et de l’empoisonnement du clerc chiite.


De même, les manifestants ont appelé à la libération immédiate d'Al-Zakzaky et de son épouse, Zeenah, arrêtés en décembre 2015 après une violente descente de police dans leur domicile, à Zaria, dans le nord du pays Kadun

La manifestation a eu lieu après que Mikail Junus, membre du Mouvement islamique du Nigéria (IMN), a annoncé mercredi que des examens médicaux effectués en décembre auprès de cet éminent clerc montrent que son état de la santé est délicat, par conséquent, "sa vie serait en danger", at-il ajouté.

Selon les résultats de ces examens, le dirigeant musulman souffrirait d'une obstruction du flux sanguin qui, en l'absence de traitement, pourrait provoquer une crise cardiaque. Al-Zakzaky a également des symptômes d'empoisonnement aux métaux lourds, car il a été détecté dans le sang "à des niveaux anormalement élevés de plomb et de cadmium".

Un peu plus tôt, son avocat, Femi Falana, avait déclaré qu'Al-Zakzaky et son épouse ne pourraient pas se rendre à une audience du tribunal en mars dernier en raison de son grave problème de santé.
 
En dépit de la dure répression policière à laquelle ils sont soumis, les fidèles du religieux et son épouse continuent à manifester pour demander leur libération, en plus de demander au gouvernement nigérian de se conformer à l'ordonnance rendue en décembre 2016 par la Cour supérieure fédérale de Abuja pour les libérer.

Amnesty International (AI) a signalé que l'armée nigériane commettait des violations "choquantes" des droits humains résultant d'un recours excessif à la force. Ces derniers mois, les autorités nigérianes ont appliqué des politiques violentes à l'encontre des musulmans, qui représentent 69% de la population de ce pays africain.

Fin/229