13 février 2017 - 11:58
Velayati : l’Iran, le « barrage de fer » contre Trump

Le président du Centre des recherches stratégiques du Conseil de discernement du bien de l’Ordre islamique, Ali Akbar Velayati, a déclaré que l’Iran ne devait pas craindre les accusations du président américain Donald Trump.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Interrogé par un journaliste de l’agence Tasnim, M. Velayati s’est prononcé sur les déclarations antagoniques de Trump. « Nous n’avons rien à craindre des propos de Trump. Ses prétentions sont creuses et il ne peut pas faire tout ce qu’il veut », a-t-il déclaré.   

En ce qui concerne les rumeurs autour d’un conflit entre l’Iran et les États-Unis durant le mandat de Trump, M. Velayati a déclaré : « Trump est un novice calculateur. Il n’entrera jamais en conflit avec un pays dont l’État et le peuple érigent un barrage de fer. Même s’il recourait à ce genre d’intimidation, il échouerait. Ce serait un échec cuisant dans l’histoire des États-Unis, qui ont perdu leur puissance d’avant la guerre en Irak et en Afghanistan… La puissance de l’Iran n’est pas moindre. Au-delà de ses allégations, les analyses de Trump sont subjectives. »

Évoquant les doutes sur la santé mentale du nouveau président américain, vilipendé aussi bien par les journalistes américains que les autorités d’autres pays, dont le Premier ministre australien, il a indiqué que « l’Iran est le seul pays pour lequel Trump bat la breloque ».

L’ex-ministre des Affaires étrangères a rappelé que l’un des traits de caractère de Trump est qu’il fait marche arrière dès qu’il rencontre la moindre résistance : « Par exemple, concernant la Chine unique et l’interdiction d’entrée des ressortissants de certains pays musulmans, Trump a fait volte-face en un laps de temps record. En remarquant notre résistance obstinée, il reculera aussi. »

« Après tout, l’Iran islamique ne veut entrer en guerre avec aucun autre pays. On ne cherche pas le conflit. Mais on n’hésitera pas un instant à défendre notre pays, l’Ordre islamique et nos intérêts nationaux, peu importe le degré de puissance du pays ennemi ! », a expliqué M. Velayati.

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