Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Mais ces rêves sont en train de s’abîmer, avec un rythme accéléré. Il ne faut pas en chercher la raison dans la concentration arabe et international sur le tsunami du groupe terroriste de l’Etat islamique en Irak et au Levant, qui a perturbé en moins de 24 heures, toutes les équations politiques et militaires en Irak, mais dans les récentes déclarations du Président américain, Barak Obama, tenues, il y a quelques jours, Barak Obama qui a dit, clairement qu’il « n’existe pas une opposition modérée capable de d’affecter Bashar Assad en même temps que l’EIIL ».
Selon le site d’Information al-Ray al-Youm, de tels propos tenus par le Président d’un pays, qui est la superpuissance du monde, seraient, du point de vue de temps et de contenu, comme séisme inattendu pour les membres et les dirigeants de la coalition de l’opposition syrienne et qui auront des conséquences pour l’avenir de cette coalition.
Du point de vue du choix du temps, il faut dire qu’une telle subite prise de position américaine est intervenue à un moment où la coalition de l’opposition syrienne est confrontée à une crise interne et elle est, fortement minée et divisée par les clivages et les divergences entre ses dirigeants et ses membres. Le conseil général de la coalition de l’opposition devra, comme prévu, se réunir, du 4 au 6 juillet, à Istanbul en Turquie pour choisir un nouveau Président en vue de substituer à Ahmad Jarba, pour deux mandats de six mois.
Le choix du nom du futur président, un épineux sujet de friction, a donné dès à maintenant, à des vifs et intenses affrontements au sein de la coalisation ainsi que parmi ses protecteurs tant au niveau régional qu’à l’échelle internationale. Les pays tels que l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, la France et les Etats-Unis sont les principaux protecteurs de la coalition de l’opposition syrienne.
Ahmad Jarba, soutenu par l’Arabie Saoudite est, vivement, opposé à la désignation de n’importe quelle personne comme son successeur. Il estime qu’il est inutile de désigner quelqu’un d’autre pour lui succéder à un moment où la coalition se trouve dans une situation critique. Ce alors que le camp qui lui est opposé et qui est dirigé par l’ancien Premier ministre syrien, Riad Hijab ( qui a fait défection), estime qu’il faut changer de président . Ils estiment que Riad Hijab est mieux qualifié pour prendre la tête de la coalition de l’opposition syrienne. Selon les rumeurs, il est appuyé par le Qatar.
Mais, après la récente positon adoptée par Barak Obama, qui a levé le drapeau blanc et qui s’est dit déçu de la coalition de l’opposition et des opposants modérés, peu importe qui va devenir, désormais, le chef de la coalition. Obama estime que les opposants syriens sont incapables de renverser le gouvernement syrien ni de freiner l’influence de « l’Etat islamique en Irak et au Levant », qui a pris une puissance grandissante et une telle situation crée un malaise profond et aigu non seulement pour les Etats-Unis, mais aussi, pour toutes les puissances occidentales et arabes. La position alarmant du Président américain signifie que les exigences que M. Jarba a avancées lors de son voyage de mois dernier à Washington ne seront pas réalisées dans un proche avenir.
Lors de ce voyage, Jarma a demandé aux autorités US d’alimenter « l’armée libre syrienne », en armes modernes et sophistiquées capables de modifier le rapport de forces en Syrie. Mais tant que cette idée selon laquelle les opposants sont incapables de renverser le gouvernement syrien reste dominante auprès des autorités Us, il serait inutile de fourni de telles armes à ce groupe de « l’armée libre syrienne ».
Les jours de la coalition de l’apposition syrienne semblent compter. Son chef, Ahmad Jaerba se trouve dans l’embarras, dans une situation très faible. Jarba avait promis aux membres de la coalition que les armes sophistiquées, destinées à l’armée libre syrienne, sont en route et qui y seront remises dans quelques semaines. Avec son offensive en Irak, l’EIIL qui s’est emparé des villes irakiennes, l’une après l’autre, a enfoncé le dernier clou dans cercueil de la coalition de l’opposition syrienne.
Fin/229
27 juin 2014 - 14:19
Code d'info: 619413
« Il y a quelques mois, la coalition de l’opposition syrienne était sur le point de d’attribuer le siège de la Syrie au sein de la Ligue arabe, afin de franchir le premier pas important vers un siège beaucoup plus important, celui de l’Organisation des Nations-Unies.