ABNA: " .... faut-il agiter la menace de l'emploi de la force comme le font les Américains ? Ce discours vaut peut-être en politique intérieure, pour satisfaire le Congrès, mais n’émeut en rien le régime iranien. Il ne voit pas l’Occident faire les frais d’une troisième guerre du Golfe et de l’occupation d’un pays de 75 millions d’habitants. Quant à des frappes ciblées sur des sites nucléaires, peu importe. L’Iran millénaire n’est pas pressé. Il reconstruira ailleurs, et plus profond, les installations détruites. Considérant que l'agression dont il aura été victime l'autorise à se retirer du Traité de non prolifération nucléaire, il fermera ces nouveaux sites aux inspecteurs de l’AIEA. Nous ne serons donc pas plus avancés". Nicollaud poursuit ensuite sa logique en remontant le file de l'Histoire et en précisant que la confiance est la clès de la réussite de toute négociation :
" Tout ceci compris, beaucoup de choses redeviennent possibles. Reagan, qui n’était pas un enfant de chœur, utilisait volontiers dans ses négociations sur le désarmement avec l’URSS la formule : « Trust, but verify ». « Trust » ne signifiait pas faire confiance, mais simplement offrir sa confiance, en échange de contrôles imparables et effectivement appliqués. Et cela avait marché. Avec l’Iran aussi, cet axiome est la clef du succès. Il est dans la tête du Président des Etats-Unis, qui l'avait évoqué dès 2009, lors de sa rencontre à Caen avec notre propre Président. Recevant tout récemment une délégation de la communauté juive américaine avant de se rendre en Israël, Barack Obama, interrogé sur la crise iranienne, a cité le traité sur la guerre de Sun Tzu :
"construisez un pont d'or pour permettre à votre adversaire de battre en retraite". mais l'ex ambassadeur est peut plus véridique quand il rappelle l'erreur de la France à suivre aveuglement les Etats Unis dans leurs sanctions anti iraniennes . ce suivisme a littéralement coûté trop cher : " Les Français, ces dernières années, se sont positionnés en fer de lance sur la question des pressions et des sanctions à l'égard de l'Iran, tant au Conseil de sécurité qu'au sein des instances européennes. Et, comme il se devait, nous en avons assumé sans murmurer les conséquences. Notre retrait partiel du marché automobile iranien, auquel nous fournissions les éléments de plus de 500.000 véhicules par an, a fait perdre des milliers d'emplois à nos constructeurs et équipementiers.
Total, Airbus, Alstom, Thales, Eurocopter, les banques françaises... se sont retirés d'Iran. Toute esquisse de coopération dans les domaines d'excellence que sont pour nous le nucléaire et le spatial est, à juste raison, devenue impensable. Nos échanges universitaires et de recherche se sont à peu près taris, et nous avons fermé l’institut français de Téhéran, où des milliers d’Iraniens apprenaient notre langue. Personne ne peut donc nous reprocher de ne pas avoir amplement payé notre écot à la solidarité internationale face au jeu nucléaire iranien. Mais tout ceci aura un jour une fin. Il ne nous est pas interdit d'y contribuer. Ni de songer à nous protéger, le cas échéant, du risque toujours présent de "hors jeu", conclut -il. dans se srécenst propos le Guide Suprême de la RI ad'ailleurs fait allusion au comportement illogique de la France :
" Les iraniens n'on jamais eu de problème ni avec la nation ni avec l'Eatt français mais celui-ci s'est mis soudain et depuis l'époque de Sarkozy a manifester des signes d'animosité à notre égard. une attitude contre productive, illogique somme toute qui n'est dans l'intérêt d'aucune des parties", a affirmé Le Guide Suprême. une seule question persiste : le gouvernement socialiste osera-t-il viloer l'oukase et faire marche arrière dans sa politqiue iranienne avant qu'il ne soit trop tard?
Fin/229
24 mars 2013 - 06:42
Code d'info: 402478
l'ancien ambassadeur français en Iran, François Nicoullaud vient de publier une note dans le journal Le Monde où il souligne le suivisme français envers les Etats Unis et son régime de sanction contre l'Iran . pour l'ex ambassadeur les menaces de frappes US contre les Iraniens sont tout bonnement vaines :