ABNA- Plus de dix mois après le soulèvement du peuple bahreïni et des manifestations pacifiques organisées par ce peuple courageux et en même temps opprimé contre les injustices et les cruautés de la dynastie Âl Khalifa, non seulement les oppressions ne sont pas arrêtées, mais elles sont de plus en plus renforcées par les agents et les forces de sécurité du régime bahreïnien qui recourent de jour en jour aux moyens plus violents d’oppression.
A forces d’utilisation de toute sorte d’arme, que ce soit des couteaux, des sabres ou n’importe quel objet tranchant par les forces de sécurité pour confronter les manifestants et la mutation des corps blessés des citoyens, le vendredi dernier s’est transformé en un jour sanglant qui marquera sans doute l’histoire des luttes pacifiques du peuple bahreïni qui réclame ses droits les plus stricts.
Ce qui suit, ce sont les derniers événements du vendredi 16 soir et du samedi 17 décembre, soit 307e jour de la Révolution du peuple bahreïni :
- Un vendredi sanglant au Bahreïn :
L’attaque des forces d’Âl Khalifa qui portaient des armes à feu ou des armes blanches, contre les manifestants a laissé au moins 18 blessés.
Selon les sources d’information bahreïnienne, le vendredi 16 décembre, les forces de sécurité ont sérieusement renforcé leurs attaques contre les citoyens des villes d’Abu Sabi’ et Al-Shakhureh et ont utilisé en plus des gaz toxiques qui ont fortement infecté l’atmosphère de ces deux villes.
Les attaques et les confrontations entre les forces de sécurité et les civils sans protections se sont étendues dans les régions d’Al-Shakhureh à l’Ouest de Manama, ma capitale bahreïnienne. En plus d’utilisation des gaz toxiques et lacrymogènes et aussi des balles plastiques, les forces de sécurités et les soldats de l’armée d’Âl Khalifa se sont servis des armes blanches et tout objet tranchant dont ils disposaient pour attaquer les manifestants, et ces attaques ont laissé des dizaines de blessés.
Malgré l’état très inquiétant de 18 civils qui avaient subi de fortes blessures, vu que les avenues menant à l’Hôpital d’Al-Souleymanieh étaient pratiquement bloquées, il a été impossible de conduire ces blessés à l’hôpital, surtout qu’il y avait en plus le risque de se faire attraper par les agents du régime.
Les forces de sécurité ont également pénétré une maison où se cachaient quelques manifestants qui ont été par suite violemment blessés par celles-ci.
Les confrontations du vendredi ont déclenché dès que les citoyens se sont préparés à assister aux obsèques d’Ali al-Ghassab qui avait été assassiné le jeudi dernier par les agents d’Âl Khalifa.
Les forces du régime bahreïni avaient assassiné le jeudi soir dernier Ali al-Ghassab en écrasant celui-ci par leur voiture.
Craignant la présence d’une foule très importante dans les obsèques, les autorités du régime Âl Khalifa ont refusé de rendre le cadavre de ce martyr à sa famille.
- Al-Wefaq invite la communauté internationale à secourir le peuple bahreïnien tyrannisé
La Société islamique nationale d’Al-Wefaq a publié le vendredi 16 décembre, le jour de la Fête nationale au Bahreïn, une déclaration où il est demandé à la communauté internationale d’aller au secours des Bahreïniens.
Dans cette déclaration, la Société d’Al-Wefaq invite la communauté internationale de courir au secours de ces enfants bahreïni qui sont tombés dans les rues, noyés dans leur propre sang, sans avoir aucun espoir d’être secourus.
Al-Wefaq insiste dans sa déclaration que ce qui est en train de se passer au Bahreïn est en effet un crime contre l’humanité et les mercenaires d’Âl Khalifa utilise toute sorte d’arme, même les armes blanches, pour massacrer le peuple bahreïni et mutiler les cadavres des enfants de ce pays.
Cette société d’opposition bahreïnienne a de même annoncé que les forces de sécurité ont violemment réprimé les manifestations des région d’Al-Shakhureh, Abu Sabi’, Bani Hamzeh, Al-Deraz, Karâneh et Bori ; elles ont même attaqué et mis au pillage les foyers des citoyens bahreïniens, tout cela devant les yeux de la communauté internationale qui ne fait pratiquement que se taire.
La Société d’Al-Wefaq alerte : Alors que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme n’a pas encore terminé sa visite au Bahreïn, on voit le sang du peuple qui coule dans les rues et les foyers qui sont attaqués.
- Des dizaines de blessés dans les attaques des forces d’Âl Khalifa contre les civils.
La Coalition des Révolutionnaires bahreïnis a demandé à la société des médecins de courir au secours des dizaines de blessés dans les villages d’Abu Sabi’ et Al-Shakhoureh.
Les sources d’information bahreïniennes ont annoncé : La Coalition des Révolutionnaires a demandé aux médecins de d’aller s’occuper des blessés des villages d’Abu Sabi’ et Al-Shakhoureh.
Selon ce reportage, des dizaines de citoyens ont été gravement blessés lors des attaques des forces d’Âl Khalifa contre les manifestants dans les villages d’Abu Sabi’ et Al-Shakhoureh.
Le vendredi dernier, les forces du régime Âl Khalifa ont en plus arrêté des dizaines de civils dans différentes régions du pays.
- Issa Ghassem : La victoire est imminente
Assurant que la victoire du peuple est imminente, le leader des chiites du Bahreïn a souligné que ce qu’il y a d’essentiel dans ce mouvement, c’est les activités politiques et la persévérance dans la réclamation des droits du peuple et l’insistance sur la nécessité des réformes.
Exprimant ses protestations contre l’utilisation des gaz toxiques dans les attaques des forces du régime dans différentes région du pays, l’ayatollah Cheikh Issa Ghassem qui faisant son discours du vendredi à la Mosquée Imam Sadiq (a.) de la région d’al-Deraz, s’est adressé au régime Âl Khalifa en lui demandant s’il prenait les citoyens bahreïnis pour des insectes.
Il a jouté : Les gaz toxiques qui émanent des bombes à gaz ont couvert une grosse partie des régions et des villages.
Le président du Conseil des Oulémas bahreïnis a souligné : Le régime prend-il les citoyens pour des insectes ?
L’ayatollah Issa Gassem a dit : Les musulmans ne doivent pas confondre l’islam et les gouvernements héréditaires ; personne ne peut empêcher les musulmans de lutter contre la tyrannie ; il ne fait surtout pas se taire devant la tyrannie.
Ce leader chiite a jugé le soutien de la tyrannie comme étant la pire forme de la tromperie dans l’islam et il a sérieusement réclamé la dénonciation des actes de ceux qui trompent le peuple.
Evoquant la création des comités par le régime Âl Khalifa, Cheikh Issa Ghassem a dit : Ces comités d’enquête et les délégués qui sont immobilisés n’ont fait rien de nouveau.
- La complicité des organisations internationales dans les crimes commis par Âl Khalifa
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique de Bahreïn a désigné la communauté internationale ainsi que les organisations de droits de l’homme comme étant des responsables et des complices dans les répressions faites par le régime Âl Khalifa contre le peuple bahreïni.
Fazel Abbas a évoqué l’assassinat d’Ali al-Ghassab par les forces de sécurité du régime Âl Khalifa et il a souligné : C’est un grand crime que le régime a commis contre les manifestants en utilisant des gaz toxiques.
Il a ajouté : Les forces de sécurités ont pourchassé Ali al-Ghassab, et cette poursuite a continué jusqu’au moment même où celui-ci est descendu de la voiture.
Fazel Abbas a dit : Les obsèques de ce martyr sont reportées à une date ultérieure à cause de la procédure anormale adoptée par le procureur général pour rendre le cadavre d’Al-Ghassab.
Fazel indique : Les autorités bahreïniennes n’ont assuré aucun acte visant la poursuite des auteurs de ce crimes et tant d’autres.
Il prend le Haut-Commissariat de droits de l’homme de l’ONU pour responsable des répressions menées par le régime Âl Khalifa contre le peuple bahreïni et dénonce le renvoi du dossier bahreïnien à l’Arabie saoudite qui règle en fait les jeux politiques de l’intérieur du Bahreïn.
Abbas a dit : Le peuple bahreïni demande au Conseil de sécurité d’obliger le régime Âl Khalifa à faire des réformes et réalise un passage de la dictature à la démocratie.
Il souligne : Le régime donne des promesses et s’engage dans des pactes internationaux sans forcément y tenir ; il est donc au Conseil de sécurité d’imposer des punitions contre ce régime et de bloqué les biens des dirigeants à l’extérieur du pays.
- Deux femmes activistes bahreïniennes ont été battues par les agents du régime Âl Khalifa
Après la diffusion des images et des vidéos de l’arrestation de Zaynab al-Khaja, une activiste bahreïnienne, qui montraient le traitement très violent de cette femme par les forces d’Âl Khalifa, le Centre de droits de l’homme de Bahreïn a annoncé qu’une autre femme bahreïnie qui s’appelle Ma’sumah al-Sayyid et qui a été arrêté le même jour qu’Al-Khaja dans un centre commercial.
A mesure les protestations nationales et internationales contre l’arrestation de ces deux femmes bahreïniennes s’accentuent, le ministère de l’Intérieur de Bahreïn a communiqué que ces deux activistes sont accusées d’avoir refusé de mettre fin à leurs activités « illégales ». Le ministère de l’Intérieur prétend que Ma’sumah al-Sayyid a en plus attaqué une policière !
On lit dans ce communiqué que ces deux femmes vont être envoyées au tribunal en présence de leur avocat.
D’autre part, Saïd Youssef, un des membres du Centre de droits de l’homme dans les réseaux sociaux cybernétiques, a annoncé que le procureur général a ordonné sept jours de garde à vue pour ces deux femmes et a demandé en plus des examens médicaux pour étudier la prétention du traitement violent.
La Société juridique « Freedom House » a condamné l’arrestation de ces deux femmes bahreïniennes et a demandé au régime Âl Khalifa de tenir à engagements et à ses promesses.
- La part de la Grande-Bretagne dans la répression du peuple bahreïni
Critiquant l’attitude de deux poids, deux mesures de l’Occident face aux révolutions de la région, le porte-parole de la Coalition des Révolutionnaire du 14 Février a dit : Le voyage du roi bahreïnien en Grande-Bretagne et la bonne entente entre les Anglais et celui-ci révèlent l’hypocrisie des dirigeants occidentaux.
Abdul Ra’ouf al-Shayeb a souligné : Le voyage récent du roi bahreïni à Londres a révélé la double attitude des Anglais vis-à-vis des événements de la région.
Il a ajouté : Le roi de Bahreïn a demandé à Londres aux manifestants bahreïnis de collaborer avec lui. C’est alors que ses agents répriment et massacrent les citoyens et les manifestants dans les rues.
Al-Shayeb a dit : Les propos du roi bahreïnien prononcés à Londres ne visaient point l’amélioration de la situation intérieure du pays, mais ils étaient plutôt censés fournir à la communauté internationale une fausse image crédible et sérieuse d’un roi qui cherche à faire des réformes.
Le porte-parole de la Coalition des Révolutionnaires du 14 Février de Bahreïn a souligné : Le roi de Bahreïn ne sait que faire de bons discours et n’a aucune notion de « l’acte bon », dans la mesure où ses propos changent d’une semaine à l’autre sans qu’il y ait forcément de la diminution dans la répression du peuple.
Al-Shayeb a précisé : Afin de donner aux opinions publiques du monde une fausse image des événements du Bahreïn, le régime Âl Khalifa aura recours à tous les détournements possibles ; mais il est évident que des gens comme Al-Munsif al-Mârzouki ne se laissent point tromper, puisque des types comme lui sont en effet conscients des crimes que le régime Âl Khalifa commet contre le peuple bahreïni ; tout au contraire des Occidentaux, les Anglais en particulier, qui cherchent à collaborer et trouver des points d’entente avec Âl Khalifa.
Il a dit : Vu le renforcement des répressions par le régime, le peuple bahreïni va développer ses activités pendant les prochains jours.
- Le saccage du domicile du chef du Centre de droits de l’homme de Bahreïn
Evoquant les communications menaçantes continues avec lui, le chef du Centre de droits de l’homme de Bahreïn a annoncé que son domicile a été saccagé le vendredi dernier par les forces d’Âl Khalifa.
Nabil Rajab a indiqué que le vendredi dernier, les forces d’Âl Khalifa ont attaqué son domicile par des gaz lacrymogènes.
Il fait allusion aux menaces portées par les mercenaires du régime Âl Khalifa contre les activistes de droits de l’homme au Bahreïn et a souligné : Les agents du régime communiquent avec moi et me menacent ou m’adresse des insultes.
Nabil Rajab dit : Le régime Âl Khalifa est responsable de la situation désespérante du pays.
Il ajoute : Depuis l’apparition du rapport de Basiyuni, non seulement la situation du pays ne s’est pas améliorée, mais les arrestations, les tortures, le recours à la violence et le saccage des foyers des citoyens sont toujours en cours.
Nabil Rajab souligne : Le n’a aucunement idée ni sur les réformes ni sur la libération des prisonniers. Ce qui fait que le peuple a décidé de continuer les protestations jusqu’à la fin de toute violence.
Il dit : En fait, la visite du délégué envoyé par l’ONU au Bahreïn s’est effectué sur le tard.
- Le mécontentement du Parlement bahreïnien face l’Iran
Le gouvernement bahreïnien n’a pas confirmé la demande du Parlement concernant la confiscation de l’emplacement et du bâtiment de l’Ambassade d’Iran à Manama.
Dans sa réponse adressée sous forme d’une lettre au Parlement, le gouvernement bahreïnien a refusé la proposition de l’emplacement et du bâtiment de l’Ambassade iranienne qui, selon cette proposition, étaient censés être cédés à l’un des ministères.
Selon le journal bahreïnien Al-Wasat, le gouvernement bahreïnien a précisé dans sa lettre que la procédure de l’achat du terrain en question a suivi les démarches normales et légales de l’époque, et tous les droits ainsi que la propriété de ce terrain sont réservés à l’Iran et tout cela a été explicitement enregistré dans des documents écrits.
On lit également dans cette lettre : Le gouvernement bahreïnien doit respecter ses obligations juridiques dans le cadre de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et la protection des bâtiments des représentants des pays étrangers.