ABNA- La fusillade, le martyre, le gaz lacrymogène, la manifestation et l’oppression sont les mots que ces jours-ci l’on entend le plus souvent au Bahreïn. Le peuple bahreïni qui est harassé par les oppressions et les injustices de la dynastie d’Âl Khalifa et qui passe sa vie depuis longtemps sous les bottes de la tyrannie, réclame aujourd’hui ses droits confisqués, et ce grâce à la brise de l’éveil islamique qui traverse le Moyen-Orient.
Les manifestations pacifiques du peuple bahreïni continuent malgré les oppressions sauvages. Ce qui suit, c’est le rappel des événements du vendredi 16 décembre, le trois cent sixième jour de la Révolution bahreïnienne :
- Les obsèques du martyr bahreïni ont eu lieu
Les obsèques du martyr bahreïni qui avait été assassiné par les forces d’Âl Khalifa ont eu lieu en présence d’une grande foule de citoyens du pays.
Les forces de sécurité d’Âl Khalifa ont écrasé avant-hier Ali al-Ghassab lors des manifestations pacifiques du peuple dans la rue d’Al-Badi’, à Manama. Il n’y a pour l’instant pas encore de nouvelles sur les éventuelles confrontations survenues lors des obsèques d’Ali al-Ghassab.
- Les coups de fusils aux citoyens bahreïnis
Les forces d’Âl Khalifa ont mis des coups de fusils aux citoyens de la région d’Al Deraz au Bahreïn. Les agences de presses bahreïniennes ont annoncé que les forces du régime d’Âl Khlifa ont attaqué hier les habitants de la région d’Al Deraz et leur ont déchargé des coups de fusils.
Les sources bahreïniennes révèlent en outre des attaques au gaz toxique contre les habitants de la région d’Al Deraz par les forces d’Âl Khalifa.
- Les attaques au gaz toxique étendues au Bahreïn
Les attaques au gaz toxiques étendues dans la région d’Al-Badi’ ont causé des asphyxies chez les habitants de cette région.
Des attaques au gaz taxiques dans le centre commercial de Counrty dans la région d’Al-Badi’ a asphyxié des tas de gens dans cette région. La route d’Al-Badi’ connecte plusieurs villages chiites les uns aux autres et mène finalement à la Place de la Perle à Manama, le lieu de départ des premières manifestations contre Âl Khalifa dans le pays.
Les sources bahreïniennes ont aussi annoncé des attaques menées par les forces bahreïnies contre trois maisons dans le village d’Al-Deraz. Les forces de sécurité ont fusillé en plus les manifestant dans la région d’Al-Badi’, une opération qui a laissé de nombreux blessés.
- Al-Sanabel de Bahreïn transformé en une garnison.
Le Régime d’Âl Khalifa a mobilisé un grand nombre de ses forces au village d’Al-Sanabes qui s’est ainsi transformé en une garnison militaire.
Selon les agences de presse bahreïniennes, les forces d’Âl Khalifa ont fortement encerclé le village d’Al-Sanabes. Elles ont aussi tenté d’écraser quelques femmes présentes dans les manifestations.
En outre, les forces du régime bahreïnien ont attaqué les manifestants de l’Avenue d’Al-Badi’ et ils leur ont envoyé des gaz toxiques. Certains manifestant ont été asphyxiés à cause d’avoir respiré du gaz toxique.
Selon les sources bahreïniennes, hier les agents du régime d’Âl Khalifa ont aussi attaqué de trois côtés le village de Bani Jamrah et ont bloqué le village d’Al-Deraz.
- Plusieurs femmes bahreïnies se sont rassemblées devant l’Ambassade britannique.
Plusieurs femmes bahreïnies ont manifesté devant l’Ambassade de Grande-Bretagne à Manama.
Les femmes de la ville de Ra’s al-Ruman, se sont rassemblées devant l’Ambassade britannique dans capitale bahreïnienne et ont condamné les soutiens apportés par le gouvernement britannique au régime tyrannique d’Âl Khalifa. Ce secours britannique et aussi le silence face à l’oppression des manifestations du peuple bahreïnien ont provoqué de sérieuses protestations chez les Bahreïniens contre la Grande-Bretagne.
- Zaynab al-Khâja a été arrêtée
Le 15 décembre, la police anti-émeute du régime bahreïnien a dispersé par les coup de gaz lacrymogène des centaines manifestants qui dirigeaient par la route d’Al-Badi’ vers Manama.
Zaynab Al-Khâja, une activiste bahreïnienne de droits de l’homme a été arrêtée par la police à cause d’avoir refusé de quitter le lieu de manifestation.
Avant d’être arrêté, Al-Khâja avait mis ce message dans sa page personnelle sur Twitter : « Nous sommes assises sur une place dans l’Avenue d’Al-Badi’ et crions : A bas Hamad ; quelque filles viennent de me joindre. » Hier, une policière du régime d’Âl Khalifa, après avoir alerté et menacé Zaynab al-Khâja, lui a rattaché les mains et voyant la résistance de celle-ci, l’a traînée sur le sol jusqu’à la voiture de police.
Maryam al-Seraj est l’une des copines de Zaynab al-Khâja qui avait été arrêtée avec celle-ci, mais elle a été relâchée quelques heures après. Après sa libération, elle a posté sur sa page de Twitter : Maintenant, ceux qui ont regardé Al-Khâja être arrêté, vont écrire et dire des choses, vont pleurer, mais tout cela est inutile ; vous étiez tous là et vous auriez pu empêcher la police de l’arrêter.
Il est à noter qu’il y a quelques mois, le père, l’oncle, le frère et l’époux de Zaynab al-Khâja avaient été arrêtés par les forces de sécurité, à cause d’avoir eu des activités visant la réclamation des droits des manifestants bahreïniens. En signe de protestation contre l’arrestation des membres de sa famille, Zaynab avait commencé une grève de la faim, mais comme sa santé s’était trop détériorée durant une semaine entière, on avait dû l’hospitaliser. Elle a dit dans une interview qu’elle préférait la mort digne à une vie de soumission à l’injustice de la dynastie d’Âl Khalifa. Le mois dernier aussi, elle avait été arrêtée lors d’une attaque des forces de sécurité à une cérémonie du deuil organisées par les femmes. Cette activiste de droits de l’homme a déjà adressé des lettres à Ban Ki-moon (le secrétaire général de l’ONU) et à Barak Obama et y a décrit les tyrannies du régime d’Âl Khalifa.
Elles se présente ainsi dans sa lettre : « Quand on est retenu par des chaînes, qu’on passe sa vie sans aucune notion de dignité ni de droit et qu’on est obligé de prosterner devant les dictature cruels, la première chose qu’il faut faire, c’est oublier la peur et savoir que c’est notre droit strict … d’être en colère. » Il y a eu aussi un clip vidéo où qui a fait beaucoup de bruit, où Al-Khâja se tient devant les voitures des forces de sécurité et essayent de les empêcher d’avancer.
- Les tensions montent au Bahreïn
Rappelant la violation continue des droits de l’homme dans ce pays et la persévérance des révolutionnaires bahreïnis pour continuer les protestations pacifiques, le secrétaire général du Centre de droits de l’homme de Bahreïn prétend qu’on va assister au Bahreïn à l’accentuation des tensions.
Nabil Rajab dit à ce propos : Comme on le prévoyait, après l’apparition du rapport de Basiyuni la situation du pays ne s’est pont améliorée ; les arrestations, les tortures, le recours à la violence lors des confrontations avec les manifestants et les attaques contre les maisons continuent toujours.
Le secrétaire général du Centre de droits de l’homme de Bahreïn ajoute : Il est évident que le régime n’a pas envie de changer son attitude et de libérer les prisonniers, c’est pourquoi les groupes d’opposants ont décidé de continuer les manifestations jusqu’à la fin de la violation des droits des citoyens bahreïnis. D’où la prédiction de l’accentuation des tensions et des confrontations dans les jours qui viennent.
Nabil Rajab dit à propos de la visite d’un délégué du Haut-Commissariat de droits de l’homme au Bahreïn : Ce délégué n’est pas un Comité d’établissement des faits, et son but est d’examiner l’état des choses après l’apparition du rapport du comité de l’enquêté de Basiyuni après plusieurs mois de violation de droits de l’homme dans ce pays.
Il dit : Ce délégué présentera son propre rapport au Commissariat de droits de l’homme de l’ONU, et il est probable qu’après avoir étudié ce rapport, on fera une décision sur l’expédition d’un groupe d’enquête sur place ; et c’est ce à quoi nous nous attendrons dans les jours prochains.
Nabil Rajab souligne : Evidemment, le régime continue la violation et la publication du rapport d’un comité qui est dépendant du régime même ne saura amortir les pressions imposées par Âl Khalifa au peuple bahreïni.
- Les efforts inutiles des Anglais pour sauver Âl Khalifa
Un membre principal de l’Association d’Amal islamique de Bahreïn indique : Les Anglais cherchent à sauvegarder le trône d’Âl Khalifa, mais vu les oppressions du régime bahreïnien, les Anglais, ainsi que les Américains se trouvent dans des conditions difficiles.
Hesham al-Sabagh évoque le voyage inattendu du roi bahreïnien en Grande-Bretagne et dit : Le motif du voyage inattendu du roi de Bahreïn en Grande-Bretagne était de montrer aux opposants extérieurs une certaine fiabilité dans la situation actuelle où de nombreuses pressions pèsent sur le régime bahreïnien. Nous nous méfions pourtant des promesses du roi, tant qu’il n’y a pas d’intention sérieuse de résoudre les crises actuelles du pays.
Il apprécie l’influence positive de l’augmentation des activités d’opposition pour infléchir Âl Khalifa et souligne : Les autorités bahreïniennes sont actuellement sous pression. Ceux qui ont perdu leur travail manifestent devant les ministères et les oppositions extérieures se sont aussi mobilisées et toutes les entreprises d’opposant de l’intérieur du pays augmentent la pression sur le régime d’Âl Khalifa.
Ce membre principal de l’Association d’Amal islamique de Bahreïn dit : Après tant de massacres et de discriminations faits par le régime, il est impossible de faire régression et reculer à l’avant 14 Février.
- Le changement de la Fête nationale au Bahreïn :
Le chef du mouvement Ahrar de Bahreïn dit : Les manifestants rassemblés devant l’Hôtel Dorchester au centre de Londres, qui était le lieu de l’organisation de la fête nationale de Bahreïn, ont désigné la Journée des Martyrs comme la Fête nationale de Bahreïn.
Saïd al-Shahabi indique : Les Bahreïniens ont manifesté devant l’Hôtel Dorchester au centre de Londres, le lieu où certaines autorités bahreïniennes organisaient la Fête nationale qui célébrait le couronnement du roi Hamad bin Isa ; mais les manifestant ont changé cette tradition a ont désigné la Journée des Martyrs comme la Fête nationale, et ils ont aussi criaient des slogans contre Hamad bin Isa et son régime.
Al-Shahabi ajoute : Ce mouvement d’opposition des Bahreïniens reflète la détermination du peuple bahreïni pour renverser le régime d’Âl Khalifa ; un régime qui a manqué ses devoir à l’égard de son peuple et n’a pas accompli ses engagements internationaux en terme du respect des droits de l’homme et des protocoles internationaux.
Le chef du mouvement Ahrar de Bahreïn souligne : Le rapport de Basiyuni, approuvé par le gouvernement, comprend quelques propositions dont aucune n’a été assurée jusqu’ici et le refus de l’exécution des articles impératifs de ce rapport par Âl Khalifa a même déçu des amis étrangers du régime à Londres et à Washington ; à plus forte raison que le régime n’assure aucun acte en vue de faire des réformes.
Al-Shahabi met insiste encourage la continuation des protestations pacifiques et dit : Si l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne et les USA n’avaient pas soutenu le régime d’Âl Khalifa, ce régime aurait en fait été renversé ; tous ces ne sont pourtant pas arrivé à désespérer le peuple bahreïni.