ABNA- Ils étaient des milliers les Bahreïnis à se rassembler, sur la place de la Perle, aujourd’hui, mardi, au «jour de la colère», pour exprimer, haut et fort, leur vive protestation contre la présence des forces saoudiennes et émiraties, dans leur pays. Les manifestants, qui se sont, ensuite, dirigés vers l’ambassade de Riyad, à Manama, ont qualifié d’armée d’occupation, les militaires saoudiens et émiratis, qui ont débarqué, à Bahreïn, sous la couverture des forces du Conseil de Coopération du golfe Persique, et ils ont exigé leur départ. A rappeler que des milliers de militaires saoudiens sont arrivés, lundi, à Bahreïn, au nom de ce qu’ils ont appelé la demande officielle des autorités bahreïnies, pour préserver le régime. Epaulées par les sbires saoudiens, les forces bahreïnies ont fait irruption, dans les villages et d’autres régions de Bahreïn où ils ont pris pour cible la population. Lors de ces attaques, un manifestant a été tué, et dix autres, blessés. De même, un effectif saoudien a, aussi, été tué, dans ces accrochages. Dans le même temps, le porte-parole de la Maison Blanche a exprimé son soutien à l’envoi des forces saoudiennes à Bahreïn. Sur le terrain, le roi de Bahreïn, Issa ben Hamad Al-e Khalifa, a décrété l’état d’urgence, pour trois mois, afin de prévenir les manifestations populaires. L’appel aux forces saoudiennes, pour réprimer la vague de contestation, à Bahreïn, est un autre crime commis, à l’encontre de la population, suscitant une levée de bouclier, dans les milieux politiques de Bahreïn et des pays de la région, dont l’Iran.