Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le commandant de la marine du CGRI a déclaré que ses forces avaient transformé leurs faiblesses tactiques en points forts. S’adressant aux États-Unis, il a affirmé que, s’ils voulaient savoir si le détroit d’Ormuz était ouvert ou fermé, ils n’avaient qu’à s’y présenter pour constater qui en assurait le contrôle.
L’amiral Azmayi a soutenu que les sept flottes américaines étaient aujourd’hui devenues, selon ses termes, des acteurs de la contrebande de carburant. Il a également déclaré qu’un navire américain d’une valeur de 13 milliards de dollars avait perdu son utilité et s’était éloigné à 700 kilomètres du détroit d’Ormuz, car les forces américaines n’osaient pas s’en approcher.
Il a ajouté que la marine du CGRI attendait que les navires américains se rapprochent de l’entrée du détroit afin de les couler, affirmant que ses forces comptaient les instants jusqu’à ce que cette situation se présente.
Contrôle du détroit et interception des navires
Le contre-amiral Azmayi a indiqué que ses forces n’avaient montré que deux exemples de sanctions infligées à des navires ayant violé les règles. Selon lui, les États-Unis et leurs partenaires régionaux ont instauré un silence médiatique afin que l’opinion publique mondiale ne sache pas que les navires en infraction font l’objet de sanctions. Il a expliqué que la publication de deux exemples visait à rendre ces interventions publiques.
Le commandant a affirmé que le détroit d’Ormuz et le golfe Persique étaient sous le contrôle de la marine du CGRI, tandis que la mer d’Oman était contrôlée par les forces navales de l’armée régulière de la République islamique d’Iran. Il a précisé que le blocus se situait au-delà de la mer d’Oman, dans la mer d’Arabie.
Il a également déclaré que la marine du CGRI exerçait un contrôle intelligent du détroit d’Ormuz. Selon ses explications, les autorisations de passage dans le couloir maritime iranien sont délivrées en fonction du nombre de navires devant rejoindre l’Iran ou en partir, conformément à une hiérarchie de procédures.
S’adressant aux Iraniens mobilisés sur le terrain, il a assuré que les combattants de la marine du CGRI étaient eux aussi présents et intervenaient contre les navires en infraction, sans faire preuve d’indulgence.
Une sécurité régionale sans dépendance envers Washington
L’amiral Azmayi a affirmé que l’Iran était en mesure d’assurer, avec ses voisins, la sécurité économique, politique et militaire de la région, sans avoir besoin des États-Unis. Il a accusé Washington de chercher à détruire les richesses des populations de la région.
Il a enfin déclaré que l’armée américaine avait, selon lui, perdu son prestige et se trouvait dans une situation de grande difficulté. Comparant la situation actuelle à celle du début de ce qu’il a appelé la « troisième guerre imposée », il a affirmé que l’Iran était aujourd’hui dans une meilleure position et que ses combattants étaient mieux préparés qu’auparavant.
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