26 juillet 2020 - 12:15
Yémen : l'armée égyptienne piégée?

Le Premier ministre du gouvernement démissionnaire yéménite, Maïn Abdelmalek Saïd a signé un accord secret au Caire en présence de son homologue égyptien Mustafa Madbouli. Un accord qui permettra à l’Égypte d’avoir une présence militaire sur la côte ouest du Yémen, peut-on lire sur le site d’information Al-Khabar Al-Yemeni qui cite des sources diplomatiques.

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : « Cet accord a été conclu quelques jours après l’arrivée d’une délégation égyptienne d’experts militaires avec l’aide des forces émiraties sur l’île de Périm (Mayyun) dans le détroit de Bab al-Mandeb, où Le Caire a l’intention d’établir une base militaire », selon ce rapport.

« La présence d’Abdelmalek au Caire visait à envoyer un message aux rivaux régionaux de l’Égypte, en particulier à la Turquie, que les autorités égyptiennes ne permettraient pas à Ankara de s’infiltrer au Yémen », ajoute le rapport.

Le Caire craint que « l’ingérence directe » de la Turquie dans les affaires yéménites, ainsi qu’en Libye et en Éthiopie ne conduise à un troisième front à Bab al-Mandeb contre le pays.

L’Arabie saoudite tente de compenser ses défaites de ces cinq dernières années dans la guerre au Yémen et en entraînant l'Égypte dans le bourbier yéménite d’attiser le feu de la guerre sur la rive occidentale du Yémen.

Maïn Abdelmalek a remis la lettre manuscrite du Premier ministre démissionnaire yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi à al-Sissi.

L’Arabie saoudite, qui a formé une coalition avec les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et les États-Unis, a commencé à envahir le Yémen le 28 février 2015, mais au cours des cinq dernières années, à l’exception des Émirats arabes unis et des États-Unis, les autres alliés ont quitté cette coalition. Abou Dhabi est devenu actuellement un rival de Riyad dans le sud du Yémen.

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