17 avril 2013 - 06:07
Un dirigeant d’al-Nosra donne des garanties à Israël

Les affinités entre le front al-Nosra d’Al-Qaïda et Israël s'affichent.

ABNA: Il y a eu d’abord l’assistance israélienne hospitalière portée à ses miliciens dans le Golan  qui a mis la puce à l’oreille de ceux qui suivent les évènements syriens.

Ensuite, le directeur du bureau politico-sécuritaire du ministère israélien Amos Gilad a été des plus francs, en assurant qu'al-Qaïda est de loin meilleure pour Israël que le président Bachar el-Assad et l'axe Iran-Syrie-Hezbollah.

Et là tout dernièrement, un des dirigeants les plus importants du groupuscule, connu sous son nom de guerre Abou Hafs al-Idelbi affiche sans vergogne : « nous n’avons aucun problème à signer une paix avec les Israéliens. Comme nous voulons nos droits, ils veulent les leurs... que chacun s’occupe de ses affaires », a-t-il assuré pour le micro de l’agence Asia, dans un entretien exclusif effectué en Turquie, où il s’était rendu pour  y être soigné de ses blessures.

Ces propos ont clôturé des reproches adressés à  la Coalition de l’opposition syrienne, l’accusant d’être « une marionnette entre les mains des Occidentaux, à travers laquelle ils voudraient instaurer leur Etat laïc, et protéger leurs propres intérêts et les frontières avec Israël ».

Auparavant, Abou Hafs avait violemment pris à charge les Etats-Unis et les Occidentaux, pour avoir inscrit le front al-Nosra sur leur liste des organisations terroristes, et surtout pour ne pas être intervenus en Syrie.
«  De quel droit l’Amérique a dit que le front al-Nosra est terroriste, c’est lui qui a protégé nos gens et nos enfants, alors qu’elle a ignoré les crimes de Bachar qui tue et chasse notre peuple tous les jours », avait-il indiqué auparavant. Et d’ajouter : «  Nous voulons un Etat islamique qui gouverne avec la loi de Dieu, parce que la Communauté internationale est en train de regarder les crimes commis par l’armée de Bachar. Pourquoi n’arment-ils pas l’Armée syrienne libre si les Occidentaux veulent vraiment une démocratie dans notre pays ».

Abou Hafs a également critiqué les démocraties, en disant : «  nous avons vu les démocraties de l’occident en Libye, où elles ont aidé le peuple à renverser le régime et aujourd’hui se partagent ce pays comme un gâteau ».

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