ABNA- L’empressement du peuple bahreïni pour commencer la deuxième année de la Révolution bahreïnienne a fortement provoqué la colère du régime Âl Khalifa. Le peuple bahreïni, qui se trouve actuellement plus décidé que jamais à mener sa Révolution, est prêt à aller à l’encontre de n’importe quelle situation qui s’établirait.
Or, la visite d’Ismail Haniya, le premier ministre palestinien, au Bahreïn et sa rencontre avec le roi de ce pays qui poursuit férocement la répression des manifestations pacifiques du peuple bahreïni, a soulevé la surprise et le mécontentement des Bahreïniens et des politiciens spécialistes du Bahreïn. On s’attendait en effet à ce qu’un homme qui a déjà connu la torture, les coups de fouet et en un mot les sauvageries du régime sioniste, se trouve du côté du peuple révolutionnaire du Bahreïn et s’abstienne de se rendre sur un sol dont les gouverneurs ont des relations visibles et invisibles avec les assassins du peuple palestiniens et qui répriment à l’heure présente leurs propres citoyens…
Ce qui suit est une revue des derniers événements du 358e jour de la Révolution bahreïnienne.
- L’accentuation des mesures de sécurité au Bahreïn
En même temps que le peuple, les groupes sociaux et les institutions diverses se préparent à célébrer le premier anniversaire de la Révolution du 14 Février, le ministère de l’Intérieur du Bahreïn a mis en garde les forces de sécurité.
A quelques jours de l’anniversaire du soulèvement du peuple bahreïnien, le ministère de l’Intérieur de ce pays a sensiblement renforcé les mesures de sécurité.
C’est alors que ledit ministère a artificiellement donné son accord sur l’organisation des rassemblements des opposants dans des endroits particuliers de la ville, en exigeant cependant que ces rassemblement ne soient pas en rapport avec l’anniversaire de la Révolution, sous peine de réagir à tout « abus » et toute manifestation commémorant la Révolution du 14 Février.
Le ministre de l’Intérieur bahreïnien a augmenté pour cet effet le nombre des points de contrôle et des brigades de sécurité dans les différentes régions du pays comme à Manama, la capitale bahreïnienne, et il y a des groupes de forces de sécurités qui sont en circulation permanente.
Les groupes d’opposants bahreïnis à leur tour, et la Société Al Wefaq en particulier, se sont déclarés tout à fait prêts à organiser des manifestations à l’occasion de l’anniversaire du commencement des soulèvements populaires au Bahreïn.
Hamad Bin Issa Âl-Khalifa, roi du Bahreïn, a par contre prétendu que les réformes sont toujours en cours au Bahreïn et que ce pays tient à mettre en œuvre les propositions du Comité international de l’établissement des faits et de créer une caisse en vue de soutenir les endommagés des événements récents au Bahreïn, projet qui, selon lui, sera surveillé par un comité qui sera censé vérifier l’adéquation des choses avec les attentes du Comité de l’établissement des fait.
- Un nouvel appel de rassemblement sur la place de la Perle au Bahreïn
L’anniversaire de la Révolution du bahreïnienne étant à l’approche, l’Union du 14 Février a invité le peuple bahreïnien à reprendre les manifestations et à rejoindre la place de la Perle.
La Révolution bahreïnienne démarra le 14 Février 2011 suite au rassemblement des protestants sur la place de la Perle et depuis, elle a été violemment réprimée par les forces anti-émeutes du régime Âl Khalifa.
Les groupes politiques d’opposition ont décidé de profiter de la date proche de l’anniversaire de la Révolution et de se retrouver sur la place de la Perle à Manama.
L’Iran ne se mêle pas du dossier bahreïnien
Le porte-parole de l’Union du 14 Février a souligné : La position de l’Iran face aux événements du Bahreïn est déjà claire aux chefs politiques de la région aussi bien qu’aux Américains, et ceux savent déjà que l’Iran de se mêle pas du dossier du Bahreïn.
Abdul Ra’ouf al-Shayib, a ajouté : Si l’Iran était directement intervenu, les forces lâches de l’Arabie saoudite n’aurait jamais osé se rendre sur le sol bahreïnien et massacrer des femmes, des enfants et les gens innocents.
Il a dit : Les autorités bahreïniennes et aussi leurs homologues mettent en avant l’idée de l’intervention ou interférence iranienne au Bahreïn juste afin de faire croire aux peuple de la région un dangers possible provenant de la part de l’Iran et de justifier ainsi la présence des forces et les bases militaires américaines au Bahreïn.
Il a fait ensuite allusion aux immenses activités du peuple se préparant à célébrer la Révolution bahreïnienne et il a ajouté : Ces activités, qui se poursuivent sans tenir compte des prétentions du régime qui consistent en négociation avec l’opposition, apprêtent une manifestation prévue sur la place des Martyrs.
Al Shayib a signalé : Le temps des négociations, sans se demander si elles sont sérieuses ou non, est effectivement dépassé et le peuple bahreïnien ne se contentera point d’une issue autre que le départ d’Âl Khalifa.
- La Révolution bahreïnienne est celle la plus évoluée de l’histoire du monde arabe
Un chef religieux saoudien a soutient que le peuple révolutionnaire bahreïni ont connu des injustices et des tyrannies que n’a connu aucune autre population arabe et cette révolution est sans doute la plus évoluée et la plus longue de l’histoire du monde arabe.
Evoquant les douleurs et les difficultés subies par le peuple bahreïni durant une année entière, Cheikh Hassan Farhan al-Mâliki, l’un des oulémas de l’Arabie saoudite a dit : La Révolution bahreïnienne a en effet révélé le vrai visage de nombreux médias, tel notamment d’Al Jazeera.
Cheikh Farhan a ensuite indiqué que la Révolution bahreïnienne et le peuple de ce pays a connu pendant l’année passée toute sorte de répressions, d’injustices médiatiques et de propagandes politiques arabes, régionales et internationales.
Ce chef religieux saoudien a ajouté : Nous saluons la persévérance et la résistance du peuple bahreïni ainsi que leur Révolution pacifique, et nous souhaitons que les pays arabes du Golfe prêtent la moindre attention à cette révolution et s’occupent de la crise bahreïnienne.
Il a insisté de plus que la Révolution bahreïnienne est fondé et concentrée sur la culture humaine et il faudrait le considérer comme « la révolution la plus évoluée et la plus longue de l’histoire du monde arabe ».
- Le martyre d’une petite fille bahreïnienne
Selon certaines sources d’information, une petite fille bahreïnienne a perdu la vie suite à l’aspiration du gaz toxique qui avait été utilisé par les forces de sécurité d’Âl Khalifa.
Cette information n’a pas encore été confirmée.
- Ismail Haniya en visite à Manama
Dans le cadre de son déplacement aux quelques pays de la région, le premier ministre palestinien s’est rendu à Manama.
Zâher al-Nono, le porte-parole du cabinet élu de la Palestine a déclaré : Ismail Haniya est arrivé à Manama le 05 février.
- La rencontre d’Ismail Haniya avec le roi bahreïnien
Le premier ministre du cabinet élu de la Palestine a été accueilli par le roi bahreïnien à Manama et a eu des discutions avec celui-ci sur le problème d’al-Qods.
Des thèmes comme la colonisation israélite, le blocus de la bande de Gaza, le chômage et la crise de l’électricité ont été évoqué lors de cette rencontre. Haniya a invité la Ligue arabe et l’Organisation de la Coopération islamique à essayer de sauver al-Qods et d’apporter leur soutien aux citoyens palestiniens de Jérusalem.
Le roi bahreïnien a déclaré que son pays soutien la sortie de crise dans le problème d’al-Qods et insiste sur la résolution des problèmes du peuple bahreïnien.
- La rencontre d’Ismail Âl Khalifa avec le premier ministre bahreïnien
Le premier ministre palestinien a rencontré le dimanche 05 février son homologue bahreïni à Manama et ils ont discuté sur les différents problèmes du dossier palestinien.
Lors de cette rencontre, les coopérations palestino-bahreïniennes et les droits du peuple de Palestine ont été soulevés. Les deux parties ont également réclamé le renforcement de la résistance des palestinienne et la reconnaissance des idéaux du peule de Palestine.
- Âl Khalifa cherche à préserver le pouvoir dictatorial
Le secrétaire du Syndicat des droits de l’homme du Bahreïn a dit : Les autorités bahreïniennes chercher à trouver une solution politique permettant de maintenir la structure actuelle et le pouvoir dictatorial au Bahreïn.
Bagher Darvish a souligné : Le gouvernement bahreïnien n’est point à la recherche des solutions politiques pour réaliser les revendications du peuple ; il cherche plutôt à adopter les démarches politiques autoritaires et la répression du peuple qui, selon les conventions internationales, ne réclame que ses droits légitimes, comme la liberté de l’expression.
Il a ajouté : Ceux qui supposent qu’avec la prétention de l’ouverture politique au Bahreïn et le faux avancement des autorités vers les réformes va égarer l’opinion publique au Bahreïn et à l’étranger, ont évidemment tort.
Le désintérêt du régime Âl Khalifa envers le Comité de l’établissement des faits
Un ancien membre de fraction de l’Union nationale du Parlement de Bahreïn a dit : Le régime ne tient pas compte des articles inclus dans le rapport d Mahmoud Sharif Basiouni, publié le 23 novembre 201, et porte explicitement désintérêt envers ce rapport.
Hâdi al-Moussavi a souligné : Dans son rapport et selon les conventions internationales et la loi bahreïnienne, le Comité dirigé par Basiouni avait accusé le régime bahreïni actuel de la violation des droits de l’homme, du massacre des citoyens, de la destruction des mosquées et de l’expulsion des fonctionnaires soutenant la révolution.
Al-Mousaavi a aussi fait allusion à la création d’une cesse dépendant du régime, qui est censée dédommager les familles des martyrs, et il a indiqué : Le régime prend nos martyrs pour les des objets qui matériels dont peut payer le prix.
Ce membre démissionné de la fraction de l’Union nationale du Parlement de Bahreïn a ajouté : Nous ne voulons pas de dédommagement, mais nous réclamons le jugement des assassins.
- Manama a annoncé la faible probabilité de sa participation à la Réunion de Bagdad
Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn a jugé peu probable la participation de son pays à la réunion de la Ligue arabe à la capitale irakienne.
Khaled bin Hamad Âl Khalifa, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, a déclaré dans son interview avec le canal Rossia Al-Yaoum qu’il est très peu probable que le Bahreïn participe à la prochaine réunion de la Ligue arabe qui sera organisée à la fin du mois prochain à Bagdad.
Il a accusé en plus les autorités irakiennes de tenter de tirer d’abuser politiquement des événements du Bahreïn.
Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn a souligné : Je n’accuse aucunement le peuple irakien sur ce sujet, surtout que nous avons des relations historiques avec eux. Dans ce pays (l’Irak) on abuse des événements qui surviennent au Bahreïn et qui n’ont rien à voir avec les revendications du peuple.
Il est à noter que les autorités et le peuple irakiens ont à maintes reprises condamné les crimes commis et les répressions menées par le régime Âl Khalifa contre le peuple bahreïnien.