Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le tribunal fédéral du district sud de la Floride a estimé que Donald Trump n’avait une nouvelle fois pas réussi à démontrer l’existence d’une « malveillance réelle » (actual malice), critère juridique que les personnalités publiques doivent satisfaire pour obtenir gain de cause dans une procédure en diffamation.
Dans sa décision, le juge Darren P. Gayles a écrit que le président avait échoué sur ce point, comme lors de sa première tentative. Il a également souligné la rigueur de l’enquête menée par le Wall Street Journal et les efforts de ses journalistes pour recueillir les commentaires de Donald Trump et d’autres responsables avant la publication de l’article.
Le magistrat a estimé que la plainte amendée cherchait, en s’appuyant sur différents arguments, à relever des défaillances dans le processus d’enquête du journal.
Le critère de la « malveillance réelle » au cœur du litige
Les avocats de Donald Trump ont soutenu qu’après le démenti de leur client concernant tout lien avec Jeffrey Epstein, le journal aurait dû renoncer à publier son article.
Le juge a toutefois considéré que le critère juridique de la « malveillance réelle » n’imposait pas une telle obligation. Il a estimé que l’argument de la défense était également contraire au Premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit notamment la liberté de la presse.
Il s’agissait de la deuxième plainte déposée par Donald Trump dans cette affaire. Celui-ci réclamait au moins 10 milliards de dollars de dommages et intérêts au Wall Street Journal. Le rejet de la procédure avec interdiction de la réintroduire signifie que cette action ne pourra plus être portée à nouveau devant le tribunal.
Les démocrates envisagent une enquête sur le dossier Epstein
Cette décision intervient quelques jours après la publication d’un article de Bloomberg selon lequel les démocrates comptent faire de l’affaire Jeffrey Epstein un sujet d’enquête s’ils remportent les élections législatives de mi-mandat au Congrès américain.
D’après Bloomberg, les démocrates estiment que l’administration de Donald Trump n’a pas pris de mesures suffisantes dans ce dossier et n’a pas rendu publics tous les documents qui s’y rapportent.
Une affaire judiciaire toujours au centre de l’attention
Jeffrey Epstein, financier américain et délinquant sexuel condamné, est devenu l’une des figures centrales de l’une des affaires judiciaires les plus controversées aux États-Unis. Le dossier porte notamment sur des accusations d’abus sexuels visant des adolescentes mineures, sur ses relations avec des personnalités fortunées et influentes, ainsi que sur les interrogations entourant les circonstances de sa mort en détention.
Né en 1953, Epstein travaillait dans le secteur financier. Il avait progressivement constitué une fortune et un vaste réseau de relations dans les milieux économiques, politiques et sociaux influents. Son nom a ainsi été associé à celui de nombreuses personnalités de premier plan.
Le 10 août 2019, il a été retrouvé inconscient dans sa cellule au centre correctionnel et de détention de Manhattan, à New York. Sa mort a été annoncée peu après.
Les élections législatives de mi-mandat aux États-Unis sont prévues le 3 novembre.
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