Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le rapport du New York Times révèle que la guerre contre l'Iran a provoqué une baisse drastique des stocks de munitions de l'armée américaine. Selon les données fournies par le quotidien américain, l'armée américaine a tiré environ 1 100 missiles de croisière furtifs à longue portée lors de ce conflit, des missiles initialement destinés à une éventuelle opération contre la Chine. De plus, plus de 1 000 missiles de croisière Tomahawk ont été utilisés, ce qui équivaut à environ dix fois le volume annuel d'achats de ce type de missile par l'armée américaine.
Le rapport ajoute que plus de 1 200 missiles de défense antiaérienne Patriot ont été tirés pendant la guerre contre l'Iran, chaque missile coûtant plus de 4 millions de dollars. Par ailleurs, plus de 1 000 missiles de précision basés au sol ont également été employés. Les évaluations internes du ministère de la Défense américain indiquent que les stocks actuels ont chuté à un niveau alarmant, suscitant des inquiétudes majeures au sein du Pentagone.
Bien que les hauts responsables du Commandement central américain (CENTCOM) affirment disposer de toutes les capacités nécessaires pour faire face à un éventuel rétablissement des hostilités avec Téhéran, la principale préoccupation stratégique de Washington s'est désormais déplacée vers l'est, vers la région Asie-Pacifique. Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) a récemment averti que la diminution des stocks de munitions crée une faille sécuritaire qui pourrait être exploitée en cas de conflit dans l'océan Pacifique occidental, une mise en garde qui fait directement écho aux menaces croissantes de la Chine contre Taïwan et la région dans son ensemble.
Pour résoudre cette crise, les représentants de l'industrie américaine de l'armement ont rencontré le président Trump à la Maison-Blanche pour expliquer que l'expansion des lignes de production nécessite un financement urgent. Le Pentagone, de son côté, explore des solutions non conventionnelles pour répondre à la demande croissante. Dans ce contexte, la société Raytheon a annoncé une collaboration avec une startup spécialisée dans l'impression 3D afin d'augmenter la production de missiles Tomahawk de 90 à 1 000 unités par an. Le géant de l'armement Lockheed Martin n'est pas en reste et étudie actuellement une coopération avec la division défense de General Motors pour appliquer les méthodes de l'industrie automobile à la production de masse d'armes avancées.
Cette situation met en lumière les vulnérabilités logistiques et industrielles des États-Unis, qui, après avoir mené une guerre coûteuse contre l'Iran, se retrouvent confrontés à un défi majeur pour reconstituer leurs arsenaux tout en maintenant leur posture de dissuasion face à la Chine. Les appels à une augmentation des dépenses militaires se multiplient à Washington, mais le Congrès reste divisé sur l'opportunité d'allouer des fonds supplémentaires dans un contexte de déficit budgétaire déjà élevé.
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