Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : La représentation de la Fédération de Russie auprès de l'ONU a officiellement exhorté les membres du Conseil de sécurité à ne pas exacerber les tensions régionales en promouvant des projets de résolution de confrontation. Moscou a averti que l'adoption de textes partisans pourrait déclencher une nouvelle vague d'escalade au Moyen-Orient, compromettant les chances d'une stabilité durable dans une zone déjà fortement éprouvée par les conflits.
Cette section expose les critiques de Moscou concernant le déséquilibre des textes proposés et l'omission volontaire des causes profondes des crises régionales.
Le refus d'une rhétorique déséquilibrée contre Téhéran
La mission russe a clairement exprimé ses préoccupations majeures concernant le projet de résolution actuellement en discussion. Elle a souligné qu'elle ne soutiendrait aucun effort visant à inclure une terminologie « déséquilibrée » à l'encontre de la République islamique d'Iran. Selon Moscou, de tels textes ignorent délibérément les racines fondamentales de la crise et les provocations extérieures qui alimentent l'instabilité.
Pour la diplomatie russe, accuser une seule partie sans tenir compte du contexte global des agressions transrégionales constitue une erreur stratégique. La Russie estime que la communauté internationale doit adopter une vision globale qui respecte la souveraineté des nations de l'Asie de l'Ouest, plutôt que de servir d'outil pour des politiques de pression maximale qui ont déjà prouvé leur inefficacité.
Ce passage analyse la position russe sur la sécurité maritime et le lien direct entre la fin des hostilités militaires et le retour à la normale dans les eaux stratégiques.
La sécurité maritime conditionnée par l'arrêt des opérations militaires
Un point central de la déclaration russe concerne la liberté de navigation dans le golfe Persique. Moscou a affirmé avec clarté que la sécurité et la libre circulation des navires dans cette voie d'eau vitale ne pourront être rétablies que si les conflits prennent fin et que les opérations militaires cessent. Cette position lie directement la stabilité des routes commerciales à une solution politique globale et au retrait des forces étrangères provocatrices.
En liant la question technique de la navigation à la situation politique et militaire, la Russie dénonce l'hypocrisie de certaines puissances qui exigent la sécurité maritime tout en poursuivant des actions agressives sur le terrain. Le message est limpide : sans un cessez-le-feu global et un respect des droits des peuples de la région, les tensions maritimes ne pourront être résolues de manière isolée.
Cette partie finale souligne l'importance d'un dialogue inclusif pour éviter un embrasement total de la région.
Prévenir l'embrasement par le respect du droit international
Moscou appelle à un retour aux principes fondamentaux du droit international et au respect mutuel entre les États membres du Conseil de sécurité. La représentation russe a insisté sur le fait que la paix ne peut être imposée par des résolutions punitives, mais doit être construite par un dialogue qui inclut tous les acteurs régionaux, sans exception ni préjugé.
En conclusion, la mise en garde de la Russie au Conseil de sécurité rappelle que l'Asie de l'Ouest ne peut plus supporter de nouvelles politiques d'ingérence. En protégeant l'Iran contre des résolutions partiales, Moscou cherche à maintenir un équilibre de pouvoir et à forcer la communauté internationale à s'attaquer aux véritables causes de la guerre. La stabilité du golfe Persique et de la région entière dépend désormais de la capacité du Conseil de sécurité à abandonner ses réflexes de confrontation au profit d'une diplomatie de justice.
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