Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Venus d'États clés tels que la Californie, New York, le New Jersey, la Virginie et le Maryland, ces représentants religieux ont investi les bureaux des membres du Congrès américain. Leur message est clair : la complicité des États-Unis dans le massacre des civils doit cesser. Les participants ont détaillé la détérioration catastrophique de la situation humanitaire à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, mettant en lumière la souffrance partagée des musulmans et des chrétiens palestiniens sous le joug de l'oppression.
Cette section expose les demandes politiques et humanitaires concrètes formulées par les leaders religieux pour briser le blocus sanitaire imposé aux civils.
L'exigence d'un embargo sur les armes et le sauvetage du système de santé
Eli McCarthy, membre du Réseau d'action franciscain, a souligné lors d'une conférence de presse que les revendications du groupe portent sur des points non négociables : le financement du réseau hospitalier de Jérusalem-Est, l'évacuation médicale des blessés de Gaza et, surtout, l'arrêt de l'envoi de bombes et de munitions. Selon lui, ces armes sont directement utilisées pour l'extermination des populations à Gaza et au Liban.
Le groupe réclame également la reprise immédiate du financement de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés, essentielle à la survie de millions de personnes. Les leaders chrétiens considèrent que priver cette organisation de ressources en plein conflit est une condamnation à mort pour les plus vulnérables. La révérende Myra Solani, de l'église Riverside de New York, a qualifié de "honte mondiale" le fait que 80% des enfants de Gaza soient privés de soins de base, mourant de maladies simples faute d'accès aux hôpitaux.
Ce paragraphe traite du témoignage des religieux ayant vécu sur le terrain, qualifiant la situation de nettoyage ethnique et d'apartheid.
Témoignages directs : Un génocide progressif et un système d'apartheid
Plusieurs intervenants ont partagé leurs expériences directes dans les territoires occupés. Agapia Stephanopoulos, qui a vécu dix ans à Jérusalem-Est en tant que religieuse, a décrit la situation comme un "génocide lent". Elle a témoigné de la répression quotidienne exercée contre les écoliers musulmans et chrétiens qu'elle encadrait. Ce constat est partagé par des pasteurs de l'Église évangélique luthérienne, qui, après un voyage en Cisjordanie, ont dénoncé une politique de nettoyage ethnique et d'apartheid systématique.
Alison Tanner, du Comité de service des Amis américains, a rappelé que selon le droit international, les actions menées par les forces d'occupation constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. L'unité des voix chrétiennes ici vise à briser le mythe du soutien inconditionnel des croyants américains aux politiques agressives de Washington dans la région.
Cette partie finale souligne la dimension humaine et familiale de cette mobilisation pour la liberté de la nation palestinienne.
Éduquer pour la liberté : La prière pour une Palestine libre
La mobilisation a également pris une dimension personnelle et symbolique forte. Une représentante de l'église presbytérienne a partagé sa vision de l'éducation, affirmant qu'elle enseigne à sa fille l'importance de la liberté pour tous les peuples, concluant chaque journée par l'espoir que la Palestine sera libre. De même, des citoyens d'origine palestinienne comme Lydia al-Sayegh, dont la famille survit sous les bombes à Gaza, ont exhorté le Congrès à cesser d'exporter les instruments de la mort.
En conclusion, ce mouvement marque un tournant dans l'opinion publique religieuse aux États-Unis. En dénonçant l'usage d'armes américaines pour le génocide à Gaza et au Liban, ces leaders chrétiens rejoignent le front mondial de la résistance contre l'oppression. Ils rappellent que la paix ne pourra être instaurée que par la justice, la fin de l'occupation et le respect de la dignité humaine pour tous les habitants de la Terre Sainte.
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