17 avril 2026 - 14:20
Bilan de l’opération au Liban : L’analyste de Maariv raille des « miaulements de chatons », les habitants du Nord s’estiment abandonnés

Le journal israélien Maariv fait état d’une recrudescence des critiques internes à l’encontre du cabinet israélien à la suite de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu au Liban. L’analyste militaire Avi Ashkenazi juge que la guerre, initialement baptisée « Rugissement du lion », s’est achevée sur un constat de faiblesse s’apparentant à de simples « miaulements de chatons ». En parallèle, les résidents du nord des territoires occupés expriment un vif ressentiment, se sentant totalement ignorés par l’administration de Benjamin Netanyahu.

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Le quotidien israélien Maariv a publié un rapport mettant en évidence l’intensification des critiques internes visant le gouvernement, un phénomène qui coïncide avec la mise en œuvre du cessez-le-feu au Liban. Selon cette analyse, les conclusions de ce conflit n’ont pas répondu aux attentes de Tel-Aviv et se trouvent en contradiction flagrante avec les objectifs préalablement fixés.

Avi Ashkenazi, analyste militaire du journal, a dressé un bilan sévère de l’offensive. Il a souligné que cette guerre, lancée en grande pompe sous l’appellation de « Rugissement du lion », s’est terminée de manière inefficace et affaiblie. Il a comparé cette conclusion à des « miaulements de chatons », une expression destinée à illustrer le déclin de la force de frappe et l’essoufflement manifeste des opérations militaires.

Les habitants du Nord relégués au rang de « personnes invisibles »

Le rapport s’attarde également sur la frustration généralisée qui gagne les habitants du nord de la Palestine occupée. Ces citoyens estiment avoir été sciemment exclus des processus décisionnels de l’État et considèrent qu’ils ne figurent nullement dans les calculs politiques et sécuritaires du Premier ministre Benjamin Netanyahu. D’après Ashkenazi, cette frange de la population est devenue, aux yeux du cabinet, constituée de « personnes invisibles ».

L’expert militaire conclut en soulignant que les garanties offertes aux résidents du nord d’Israël ne se sont pas matérialisées et relevaient davantage d’une rhétorique de propagande. Il déplore le fait que, même après l’instauration du cessez-le-feu, aucune mesure concrète et tangible n’a été prise pour assurer leur sécurité à long terme.

Fin/229

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