26 février 2026 - 17:57
La visite du Premier ministre indien auprès des autorités sionistes suscite des critiques, certains parlant de « trahison » de la cause palestinienne

Le déplacement du chef du gouvernement indien visant à renforcer les liens politiques, économiques et sécuritaires avec les autorités sionistes a déclenché des réactions critiques d’analystes, qui estiment que cette démarche contredit la cause palestinienne et affaiblit les positions historiques de soutien aux droits du peuple palestinien.

Agence de presse AhlulBayt (ABNA) : Selon des commentaires relayés dans la presse et dans des analyses publiques, la visite a été présentée par ses promoteurs comme une étape destinée à approfondir la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs, notamment la défense, les technologies, l’agriculture, l’innovation et les échanges commerciaux. Toutefois, des analystes et des observateurs ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un rapprochement politique au moment où la question palestinienne demeure au cœur des tensions régionales et des débats internationaux sur le droit international humanitaire.

D’après ces critiques, la démarche du Premier ministre indien s’inscrit dans une dynamique de normalisation et de consolidation de partenariats stratégiques, mais elle pourrait être perçue comme une rupture symbolique avec les principes de solidarité traditionnellement affichés envers la Palestine. Certains analystes ont qualifié la visite de « trahison de la cause palestinienne », estimant qu’elle offre une légitimité politique à des politiques contestées sur le terrain, tout en réduisant la capacité de l’Inde à apparaître comme un acteur équilibré dans les dossiers de l’Asie de l’Ouest.

Des observateurs soulignent que l’Inde cherche, depuis plusieurs années, à diversifier ses partenariats en matière de sécurité et de technologie, tout en préservant des relations avec plusieurs pays musulmans. Dans ce cadre, tout geste diplomatique de haut niveau est immédiatement interprété à travers un double prisme : les intérêts stratégiques indiens, d’un côté, et la sensibilité populaire et régionale autour de la Palestine, de l’autre.

Les mêmes sources notent que la visite intervient alors que la guerre à Gaza et ses conséquences humanitaires continuent de susciter des mobilisations et des prises de position dans de nombreux pays. Des analystes estiment que ce contexte rend politiquement coûteux tout rapprochement visible avec les autorités sionistes, car il alimente l’idée d’un décalage entre les déclarations de principe sur les droits des civils et les choix diplomatiques concrets.

Aucune indication détaillée n’a été rapportée, dans les éléments disponibles, sur la nature exacte des accords ou annonces liés à cette visite. Cependant, des commentateurs s’attendent à ce que les échanges portent sur des volets sécuritaires et économiques, ce qui explique, selon eux, l’intensité des critiques et la charge symbolique attribuée au déplacement.

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