ABNA- Ce journal ajoute : Il était prévu que « Ali al-Shami », le ministre de l’intérieur du Liban, participe à la Réunion des Ministres des Affaires Etrangères des pays arabes et à la Réunion des chefs des pays arabes, cette dernière étant organisée en Libye au mois de mars ; mais cette décision a été annulée.
Un certain nombre d’autorités politiques et religieuses libanaises, tels que Nabih Berri, le président du parlement, et Abd al-Amir Ghablan, le vice président du Conseil suprême chiite libanais, se sont opposées à la participation du Liban à la Réunion des Chefs des Etats arabes en Libye.
Sheikh Ghablan a annoncé : Nous considérons la Libye en tant qu’un état tyran et les autorités libyennes sont responsables de la disparition d’Imam Mussa Sadr et ses compagnes et le Liban ne doit pas participer à la réunion des Chefs des Etats arabes en Libye.
L’Etat libanais n’a pas encore pris une position claire concernant sa participation à la Réunio de Libye.
Le mouvement Amal à son tour a demandé à l’Etat libanais de déclarer officiellement l’absence de ses autorités dans la réunion des Chefs des Etats arabes en Libye.
Il est à noter qu’Imam Mussa Sadr, accompagné de Sheikh Muhammad Yaghub et Abbas Badr-Addin, journaliste libanais, eut un voyage en Libye en 25 août 1978 pour faire une rencontre avec Mouammar Kadhafi ; mais dès lors ils ont tous disparu et on ne sait rien sur leur destinée.
Les opposés du régime libyen sont d’avis qu’Imam Mussa Sadr est encore vivant, enfermé par l’organe sécuritaire libyen et qu’il a vieilli et a écrit de nombreux livres ; alors que l’Etat libyen cette prétention et ne donne aucune réponse convaincante.