16 janvier 2022 - 17:23
Irak: Message "aérien" aux Yankee!

Ce qui vient de se produire ce matin dans le nord de Bagdad et plus précisément au dessus de Balad Air BAse, base à F-16 US chèrement payés par l'argent du contribuable irakien mais jamais réellement utilisée puisque défaillant, base que les Américains prétendaient en 2020 avoir évacué mais qui comme toutes les autres bases aériennes en Irak reste bien infectée par leur présence, contient un avertissement très particulier. Lequel?

Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : Selon des médias irakiens, la nuée de trois drones qui est apparu vers 6.10 heures locales sur les positions US dans la partie sud de l'Airbase avant de provoquer explosions et incendies, comptait trois "méga drones parfaitement visibles par les tours de surveillance. Ce qui veut dire que la furtivité importait peu à la partie qui les avait envoyés à l'assaut des positions des troupes US. Ce qui signifie encore que cette base comme toute les autres bases américaines patentes et latentes est complètement démunie en termes de DCA et qu'il ne faudrait vraiment pas des drones sophistiqués pour faire saigner.

Et encore si ce n'était que cela! Les médias irakiens affirment que l'essaim de trois drones qui ont fait leur apparition ce matin à Balad et que les gardiens ont vu avant de leur tirer dessus,"ont provoqué explosion et incendie" mais "une fois les fusillade éclatée se sont éloignés de la base", le plus tranquillement du monde. Traduit militairement cela veut donc que pour al première fois depuis avril 2021 date à laquelle la Résistance irakienne s'est mise à attaquer les Yankee à coup de drone, elle a utilisé ce 15 janvier non pas des UAV kamikaze mais des UAV de combat et que très probablement, si ces UAV ont réussi à s'éloigner de la base, c'est qu'ils avaient largué leur charge. Or cette 27ème attaque aux drones  que la Résistance revendique depuis mars 2021 contre les Américains tend à éclipser toutes les autres dans la mesure où elle introduit un paramètre nouveau : si jusqu'ici les Américains se faisaient bousiller à coup de drone suicide, désormais ils auront affaire avec de "vrais bombardements", cet nouvel essaim de drones  étant doté de bombes intelligentes ou de missiles. C'est un radical changement de donne dans un ciel irakien toujours aux prises avec l'US Air Force qui certes a perdu totalement de son superbe mais qui garde tout de même ses capacités de nuisance.

Peu de sources évoquent cet après midi le type de drone de combat utilisé mais vu que l'attaque aux drones du 3 janvier contre la base US Victory s'est fait accompagner d'une vidéo fort illustrative mettant en scène des combats sur le point d'embarquer des bombes à guidage laser sur leurs drones juste avant le lancement on croit comprendre qu'il pourrait s'agir de jolis Mohajer-6 déjà présents aux parades des Hachd, d'une portée de  2 000 km et capable de transporter 40 kg de charge mais dans un essaim, serait multiplié par 3. C'est un drone qui peut aller jusqu'à 200 kilomètres l'heure et de transporter 2 bombes intelligentes et un point-and-shoot vertical optique-thermique sous ses ailes

Quand on sait que le Mohajer-6 a une autonomie comprise entre 16 et 24 heures et qu'il est équipé d’au moins deux missiles anti-chars Sadid et que pour le décollage et à l'atterrissage, il utilise un système électro-ionique intelligent furtif à GPS et partant  totalement indépendant des réseaux de télécommunication US-Israël, cela fait voir la menace qu'encourt les Américains qui croient être malins de simuler un retrait mais qui continuent même à déployer en Irak des renfort, sous un jour parfaitement nouveau.  Mais l'attaque au drones de combat de ce samedi contre les Yankee à Balad n'est pas venu seul , un pré et un post attaque ont également eu lieu qui participent à étoffer le sens du message d'avertissement qu'il a livré : Presque simultanément à cette frappe au drone de combat, la base de l'armée d'occupation du Sultan Erdogan a été visé à Ninive pour faire comprendre à la Turquie atlantiste qu'elle est désormais traitée sur le même pied d'égalité que son maître américain.

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